Les juristes de l'État québécois songent à la grève

Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ)... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) se réuniront le 11 octobre en assemblée générale extraordinaire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les juristes de l'État québécois, entre autres responsables de rédiger des projets de loi, pourraient déclencher une grève générale illimitée cet automne, paralysant tous les travaux sur les projets de loi et de règlement, en plus de quelques débats judiciaires. L'Outaouais ne serait pas épargné.

Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) se réuniront le 11 octobre en assemblée générale extraordinaire pour voter sur une éventuelle grève.

Les juristes de la fonction publique, de Revenu Québec et d'Investissement Québec sont appelés aux urnes.

En Outaouais, on retrouve les avocats et notaires de la Financière agricole, et de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Non seulement les projets de loi seraient suspendus, selon LANEQ, mais les avis juridiques, la représentation devant les tribunaux et les règlements de conflits judiciaires seraient affectés. Des travaux dans les palais de justice pourraient être touchés. « On ne va pas aller plaider, et on demandera de remettre à des dates ultérieures, explique le président du syndicat, Jean Denis. On a eu six séances en médiation, et depuis juillet, il ne s'est rien passé. »

Les projets de loi et de règlement déjà en commission parlementaire ne seraient pas touchés par ce moyen de pression. « Mais si le projet se trouve toujours dans les bureaux, ça n'avancera pas. »

LANEQ, qui regroupe 1100 avocats et notaires, réclame un changement au mode de négociation des conditions de travail, afin de prévoir un arbitrage liant les parties, soutenu par un comité de rémunération, dont le président sera choisi et nommé par les parties.

Le gouvernement peut se prévaloir des services essentiels, qui touchent les secteurs de la santé, de la sécurité et de l'environnement.

Précision

Une précision doit être apportée à l'article « Un procès pour meurtre s'ouvre à Gatineau », publié dans l'édition de mardi de notre édition mobile. Nous avons écrit que la Couronne tenterait de prouver lors du procès que le prévenu, Patrick Dussault, aurait tué sa victime « avant de mettre le feu à sa résidence de Gatineau en juillet 2013 ». Or, bien que M. Dussault ait bien été accusé d'incendie criminel il y a trois ans, cette accusation ne fait pas partie du procès actuel, qui porte sur le meurtre au deuxième degré de Diane Lahaie.

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