Émard libéré sous conditions

Jean-François Émard est sorti du palais de justice... (Martin Brunette, LeDroit)

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Jean-François Émard est sorti du palais de justice de L'Orignal sans menottes, après avoir obtenu une libération conditionnelle. Il est précédé de l'avocat de la défense, Me Yves Jubinville.

Martin Brunette, LeDroit

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Le chef présumé des Rock Machine, Jean-François Émard, a obtenu une libération conditionnelle, lundi, au palais de justice de L'Orignal.

Le juge Serge Legault est d'avis que la preuve circonstancielle présentée par la Couronne « contient de sérieuses lacunes » et ne justifie pas la détention de l'accusé.

L'homme de 39 ans pourra donc demeurer en liberté jusqu'à la tenue de son procès. Il doit répondre à des accusations de possession illégale d'une arme prohibée ou à autorisation restreinte chargée, d'avoir dissimulé une arme, d'entrave à la justice et de non-respect des conditions de probation.

Dans sa décision, le juge a notamment évoqué le fait que des particules de poudre à fusil ont été découvertes sur le chandail que portait l'autre accusé, Pascal Carrier, à ce moment, et non sur celui de Jean-François Émard. « Le fait demeure que la preuve circonstancielle pointe plus vers M. Carrier », a précisé le juge.

Le magistrat a ajouté qu'un agent-détective impliqué dans le Projet Rawson est le seul témoin oculaire à avoir aperçu Jean-François Émard courir en direction du Casselman Restaurant, sans toutefois le voir clairement tenir une arme.

En ce qui a trait au lien présumé de Jean-François Émard avec les motards criminalisés, le juge Legault a fait valoir que son statut de vice-président international allégué des Rock Machine n'est pas évoqué par les Hell's Angels dans le cadre des écoutes électroniques.

Conditions de libération

Jean-François Émard demeurera au Québec avec un membre de sa famille dans l'attente de son procès, dont la date n'a pas été déterminée.

Parmi ses conditions de libération, il ne pourra se rendre dans la région de Casselman. Il lui est interdit d'entrer en contact avec certaines personnes. Il devra se présenter à la Sûreté du Québec une fois par semaine, en plus de se présenter à la porte de sa résidence à la demande des policiers.

De son côté, Pascal Carrier comparaîtra en cour mardi, dans le cadre d'une conférence préparatoire.

Rappelons que le 29 avril, Émard se serait retrouvé au centre d'une altercation impliquant des membres des Hell's Angels de l'Ontario, dans un bar de Casselman, où un témoin affirme avoir entendu deux coups de feu. Il a été arrêté dans le sous-sol d'un restaurant en compagnie d'un deuxième suspect, Pascal Carrier. Un revolver a été découvert sur les lieux. Le tout s'est déroulé dans le cadre du Projet Rawson, une opération d'écoute électronique menée par la Police provinciale de l'Ontario sur les Hells Angels.

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