«Mettez votre casque», plaide une mère en deuil

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Le jeune Stéphane Labelle a été heurté par une automobiliste sur la route 148, en soirée.

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La mère de l'adolescent happé mortellement par une camionnette, lundi dernier à Lochaber, veut que les jeunes de son âge portent un casque à vélo.

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Stéphane Labelle, 13 ans, circulait à bicyclette lorsqu'il a été happé par une camionnette lundi soir.

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Dans un entretien avec LeDroit mercredi, Johanne Vigneault a parlé de son fils, un ado actif avec «une grande âme», mais qui s'obstinait à ne pas porter de casque protecteur.

Stéphane Labelle, 13 ans, circulait à bicyclette lorsqu'il a été happé par une camionnette en soirée. Il est mort de ses blessures vers 17h mardi. 

«C'est probable que Stéphane aurait quand même subi de graves blessures à cause de la vitesse probable de la camionnette, dit la mère. Mais, si j'avais une chose à dire à ses amis, c'est: "Mettez votre casque!" Stéphane en avait un, mais il ne le portait pas. Je le forçais à le mettre, et je le voyais quelques heures plus tard avec son casque dans son sac. Il disait que ça défaisait ses cheveux et que ce n'était pas cool

La Sûreté du Québec poursuit son enquête, et tente de confirmer ou d'invalider l'information selon laquelle le jeune circulait au milieu de la chaussée quand la camionnette de la femme l'a renversé. L'obscurité est plus hâtive, en cette période de l'année. La collision s'est produite vers 20h30.

«On ne sait pas trop encore ce qui est arrivé. On est en contact avec la police», dit la mère.

Une famille éprouvée

Selon Mme Vigneault, Stéphane «est allé rejoindre son père», décédé l'an dernier. «Mon fils, c'était un jeune homme actif. Il avait une grandeur d'âme. "Tannant", mais tout le monde l'aimait!»

L'ado, un gardien de but, aimait le sport, le vélo, et jouer au XBox. «Il avait plusieurs amis.»

L'élève de l'école secondaire Louis-Joseph Papineau (LJP) s'apprêtait à entamer sa deuxième année du secondaire avec sa soeur jumelle. La rentrée scolaire avait lieu mardi. «Elle a dit: "C'est comme si je perdais une partie de moi-même..."», confie la mère.

Mme Vigneault dit passer au travers des épreuves «au jour le jour» depuis quelques mois.

«Ce n'est pas vrai que je ne me lève pas la nuit pour pleurer, mais j'ai d'autres enfants à m'occuper», ajoute-t-elle. Outre la soeur jumelle de Stéphane, la famille compte une autre fille, diplômée de LJP en 2016, qui étudie cette année dans un cégep à l'extérieur de la région.

D'ailleurs, le directeur de LJP, Jean Beauchamp, assure que le personnel de l'école est derrière la famille. «Les amis, la soeur et les proches ont notre soutien. Nos équipes d'intervention sont là pour eux. Nous sommes à l'écoute», précisant que le tragique événement fait jaser à l'école.

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