Denzil Thom retrouvé mort au lac St-Pierre

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Le propriétaire de l'ancien dépotoir de matériaux secs de Cantley, Denzil Thom

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Impliqué dans une saga politique et judiciaire qui a fait couler beaucoup d'encre au début des années 2000, le propriétaire de l'ancien dépotoir de matériaux secs de Cantley, Denzil Thom, est décédé dimanche soir.

Un proche a découvert le corps de l'homme de 59 ans dans le lac St-Pierre, à Val-des-Monts. Selon des informations évoquées par la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, il s'agirait d'une noyade.

M. Thom éprouvait déjà de sérieux problèmes de santé.

Sa conjointe s'est inquiétée de ne pas avoir de ses nouvelles vers 19h dimanche. M. Thom avait quitté la résidence d'un membre de sa famille en début de journée. Il a été retrouvé quelques heures plus tard, près du quai de la propriété. La police croit qu'il s'agit d'une noyade, mais l'enquête n'est pas terminée. Un malaise pourrait aussi avoir entraîné sa chute dans le lac.

On connaît surtout M. Thom à cause de la saga entouant l'ancien dépotoir de matériaux secs de Cantley.

Le site du chemin Holmes avait été utilisé en tant que tel de 1989 à 2007, puis transformé en sablière.

Dans cette saga, André Guibord, aujourd'hui président d'InnovaCom, avait agi comme porte-parole de M. Thom. LeDroit lui a appris la triste nouvelle, lundi après-midi. «Un bon vivant, dit-il. Il n'aurait pas fait mal à une mouche. Un gros nounours.»

M. Thom était très bien connu dans le monde de la construction. «C'est son monde, dit M. Guibord. En affaires, c'était le même genre de (feu) Claude Bérard, mais moins bavard.»

En juillet 2005, un incendie sous-terrain avait éclaté au dépotoir de matériaux secs, forçant l'évacuation de près de 200 résidants de Cantley. Cet incident est celui qui a fait déborder le vase chez les opposants.

Des résidents, le couple de Serge Galipeau et de Christine Landry en tête, se sont battus pendant des années pour faire fermer le dépotoir. 

Le couple était devenu le symbole des simples citoyens confrontés aux poursuites-bâillon, alors que M. Thom avait poursuivi ces derniers pour plus d'un million de dollars devant la Cour supérieure. Leur cause a fait école dans les tribunaux du Québec.

Le juge Pierre Dallaire avait conclu en 2010 que cette poursuite avait pour but d'intimider les personnes visées.

Les citoyens ont toujours soutenu que le dépotoir de matériaux secs était dangereux pour la santé humaine.

Par la suite, la cour a ordonné à M. Thom de fermer le site, transformé en sablière. Le propriétaire avait soulevé des notions de droits acquis.

Le dépotoir de matériaux secs a été exploité de 1989 à 2007.

Un événement «malheureux»

L'ancien maire de Cantley, Steve Harris, un adversaire de longue date, a déclaré qu'il s'agissait d'un événement «désolant et malheureux» malgré tout.

«C'est toujours dommage, peu importe...»

M. Harris, qui dirigeait la municipalité pendant la saga, était à couteaux tirés avec l'homme d'affaires. Le maire avait pris le parti des Galipeau.

Après avoir forcé la fermeture du site en 2005 en raison de nombreuses infractions aux lois environnementales, le ministère de l'Environnement a dû réaliser des travaux de restauration du site.

M. Thom était partenaire d'affaire avec Georges O'Dwyer et Gilles Proulx.

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