Avant Rio, les volleyeurs canadiens victimes d'un vol... à Gatineau

Alors que l'équipe nationale de volleyball masculin s'entraînait... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Alors que l'équipe nationale de volleyball masculin s'entraînait au complexe du boulevard de la Gappe, cet hiver, le suspect s'est introduit dans leur vestiaire. Il y a dérobé des cellulaires, des clés, des portefeuilles, des cartes de crédit, une bague de mariage et de l'argent en espèces.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Rio, ville olympique, fait parler d'elle avec sa criminalité rampante. Tout au nord de l'Amérique, Gatineau ne présente pas le même portrait, mais elle a quand même été la scène d'un vol peu commun, dont les victimes sont les membres de l'équipe canadienne de volley-ball masculin.

Le crime a eu lieu en février dernier au centre sportif de Gatineau, le domicile de l'équipe qui s'entraînait alors avec une chose en tête: la victoire à Rio.

Même le juge qui a entendu la cause au palais de justice de Gatineau, lundi, a eu une pensée pour les volleyeurs - qui ont d'ailleurs connu une fin de semaine du tonnerre en faisant honneur au Canada devant les puissants Américains.

Alors que les athlètes s'entraînaient au complexe du boulevard de la Gappe, cet hiver, le suspect, Naim Abdalah, 22 ans, s'est introduit dans le vestiaire des hommes. Il a dérobé des cellulaires, des clés, des portefeuilles, des cartes de crédit, une bague de mariage et de l'argent en espèces.

Les clés lui ont permis de voler la voiture d'un athlète. Le véhicule a été retrouvé près de la résidence du suspect à Ottawa.

L'individu, qui connaît des problèmes de santé mentale, a plaidé coupable lundi. Ses antécédents sont nombreux malgré son jeune âge.

Plutôt dans le même hiver, M. Abdalah s'est introduit dans le vestiaire de l'Université Carleton, à Ottawa, et de la Sporthèque, dans le secteur Hull, à deux pas du quartier général de la Sûreté du Québec. En tout, 14 cellulaires et un ordinateur ont été rapportés manquants dans cette série de vols.

Le total de biens volés frôle les 10 000$. M. Abdalah s'est servi de quelques cartes pour acheter des repas dans des restaurants Tim Hortons et McDonalds, une boisson dans une machine distributrice et de l'essence.

«Je pense à nos athlètes, a dit en conclusion le juge Richard Laflamme. Aujourd'hui, ils sont à Rio, ils essaient de bien nous représenter, mais quand ils se font voler, dérober... Cela déconcentre les gens, les athlètes qui avaient bien d'autres choses auxquelles penser. C'est incroyable, les torts causés à ces gens. Se faire voler amène plein de sentiments négatifs. La perte de ses cartes d'identité, de ses cartes de crédit, de la voiture, la peur que d'autres fraudent sur sa carte de crédit, de ne plus se sentir en sécurité chez soi...»

Une peine de 20 mois de détention a été proposée par l'avocat de la défense, Me François Boisvert, et le procureur de la Couronne, Me Stéphane Rolland. Avec le temps de détention préventive et d'autres dossiers transférés d'Ottawa, Naim Abdalah doit encore purger 14 mois derrière les barreaux.

Parmi les engagements à respecter à sa sortie de prison se trouve celui - plutôt rare - de ne pas se trouver en des endroits abritant des casiers, des vestiaires et des centres sportifs.

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