Arrestation controversée à Ottawa: l'homme est décédé

L'enquête sur l'intervention a été confiée à l'Unité... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

L'enquête sur l'intervention a été confiée à l'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'homme d'origine somalienne impliqué dans une intervention policière controversée, dans le quartier Hintonburg à Ottawa, a succombé à ses blessures lundi après-midi.

Abdirahman Abdi, âgé de 37 ans, a été conduit au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa dimanche alors qu'il se trouvait dans un état critique. 

Les policiers sont intervenus dans un café près de la rue Hilda à la suite de plusieurs appels concernant un homme troublant l'ordre public. 

À leur arrivée, la situation était toujours en cours. Les policiers ont poursuivi l'homme à pied avant de le maîtriser, a raconté le chef de police, Charles Bordeleau, ajoutant que les paramédics ont été appelés sur place 23 secondes après qu'il se soit effondré.

Rappelons que des témoins de la scène, qui a été filmée par des voisins, ont soutenu que la victime avait été sévèrement battue. L'enquête a été confiée à l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario.

Après avoir lancé un appel au calme sur son blogue, dimanche soir, le conseiller du quartier, Jeff Leiper, a offert ses condoléances à la famille lundi soir.

Une situation «frustrante pour la communauté»

Le Service de police d'Ottawa est préoccupé par l'impact sur la communauté que peut avoir une intervention comme celle de dimanche.

Le chef Charles Bordeleau s'inquiète des conséquences que... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 2.0

Agrandir

Le chef Charles Bordeleau s'inquiète des conséquences que pourraient avoir les événements dans les relations entre la police et les différentes communautés de la capitale.

Martin Roy, Archives LeDroit

«C'est un moment difficile et fâchant puisque nous ne pouvons pas dire grand-chose sur ce qui c'est passé pendant l'enquête», a indiqué le chef Charles Bordeleau. Le temps écoulé entre le début de l'enquête de l'UES et le dépôt du rapport final peut prendre jusqu'à un an, une situation préoccupante, selon lui.

«C'est frustrant pour la communauté de devoir vivre avec les impacts d'une telle situation. Nous sommes proactifs et nous avons de bonnes relations avec toutes nos communautés, incluant les Somaliens. Nous avons pris les devants dimanche après-midi et avons contacté cette communauté afin de nous assurer que la communication est bonne entre nous», explique M. Bordeleau.

Selon les informations divulguées par l'UES, deux policiers sont visés par l'enquête et cinq de leurs collègues ont été identifiés comme témoins. 

L'Unité des enquêtes spéciales était présente au campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, lundi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer