Pas de policiers additionnels dans le marché By

La police d'Ottawa dit ne posséder aucun indice... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La police d'Ottawa dit ne posséder aucun indice que les incidents de la fin de semaine sont liés aux activités de gangs de rues.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

La police d'Ottawa ne prévoit pas ajouter d'effectifs dans le marché By à la suite des actes de violence du week-end dernier, où cinq hommes ont été poignardés dans deux agressions distinctes.

«Je crois qu'il y a assez de policiers qui travaillent dans le secteur de la Basse-Ville. Des arrestations ont eu lieu dans les deux incidents. Ceci indique que nous avons sur place le nombre de policiers requis», a indiqué la chef adjointe Jill Skinner.

La police dit ne posséder aucun indice que les incidents de la fin de semaine sont liés aux activités de gangs de rues.

Une première agression a eu lieu samedi soir, à 22h, à l'angle des rues Waller et Rideau, tout juste à l'extérieur des limites du marché By. Un homme a été poignardé et a subi des blessures ne mettant pas sa vie en péril. Le deuxième incident est survenu dans le marché, dimanche matin, vers 1h40, sur la rue William, entre les rues York et George. Cinq hommes ont été blessés, quatre d'entre eux poignardés.

«C'est une altercation comme il s'en produit d'autres dans le marché.»

Jasna Jennings
DG de la ZAC du marché By

«C'est un endroit où il y a beaucoup de débits de boisson, et avec l'alcool viennent les problèmes. Des gens boivent trop et agissent de la sorte», a expliqué la policière.

Selon la directrice générale de la zone d'amélioration commerciale du marché By, Jasna Jennings, les gens ne doivent pas craindre de venir dans le quartier.

«C'était un accident isolé», a précisé Mme Jennings, concernant l'incident de la rue William. «C'est une altercation comme il s'en produit d'autres dans le marché.»

«C'est sûr que c'est une tragédie chaque fois que quelque chose comme cela se produit. C'est épouvantable. Nous nous sentons très mal pour les victimes et les autres personnes impliquées. Mais en même temps, ce n'est pas une situation qui nous inquiète au plus haut point. Ce n'est pas un incident, par exemple, où une personne marche aléatoirement sur la rue et agresse quelqu'un. Ce n'était pas lié aux gangs qui auraient harcelé des gens ou des commerçants», a continué Mme Jennings.

«La réalité est que le marché By est un endroit achalandé. Il y a plus de sept millions de personnes qui viennent dans le quartier par année. Lorsqu'on regarde le nombre de personnes et qu'on le compare aux incidents, c'est un endroit très, très sécuritaire», estime Mme Jennings, tout en précisant que des événements comme ceux du week-end donnent l'occasion aux différents intervenants d'examiner et de réévaluer si les choses peuvent être mieux faites ou différemment.

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, milite pour que la patrouille à pied de la police dans la Basse-Ville soit un programme à l'année.

«Il y avait des patrouilles ce week-end, et ça ne prévient pas tous les incidents, malheureusement», a-t-il cependant indiqué.

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