Préserver le lien entre population et policiers

La police d'Ottawa a mis un drapeau américain... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La police d'Ottawa a mis un drapeau américain en berne, devant son quartier général, vendredi. Le geste a été posé au lendemain d'une attaque sur des policiers de Dallas ayant tué au moins cinq d'entre eux. D'autres reposaient toujours dans un état sérieux ou critique, vendredi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Mario Harel, estime que les événements dramatiques qui se sont produits à Dallas, aux États-Unis, ont des répercussions de son côté de la frontière.

Réagissant à cette tuerie d'au moins cinq policiers de la métropole texane, mercredi soir, M. Harel affirme que le SPVG est « conscient » de la situation délicate qui prévaut aux États-Unis.

« Nous sommes conscients du fait que les gens parlent de profilage racial, dit-il. Chez nous, on dit à nos agents de ne pas en faire. On peut parler de profilage criminel, mais pas de profilage social ou racial. Le lien de confiance entre la police et la population doit être préservé. »

Lors de la manifestation de jeudi soir, M. Harel a vu plusieurs tweets de policiers de Dallas avec des manifestants, dans un cadre pacifique.

Puis, les balles ont fusé de toutes parts sur les policiers blancs.

Le directeur du Service de police de la... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 2.0

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Le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau, Mario Harel.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

« Cela a été fait avec des armes d'assez longue portée et des armes d'assaut. On voit bien qu'ici, on ne peut pas aller vers la libre circulation des armes comme là-bas. Ces armes ne devraient pas se retrouver sur le marché, même si c'est pour du tir sportif. »

Globalisation

Récemment, une équipe de policiers « de haut niveau » du SPVG a fait des recherches sur la « globalisation des événements ». Les médias - sociaux et traditionnels - rapportent de plus en plus d'événements, de plus en plus rapidement. « Cela a des impacts chez nous, explique le chef Harel. Les gens vont se faire une opinion (avec les événements qui se produisent ailleurs), alors ici, il faut travailler fort pour maintenir la confiance. La pauvreté, la santé mentale, l'itinérance, l'exclusion sociale, les frustrations. Tout cela entre en jeu. »

Le radicalisme n'est pas l'apanage des fervents religieux, note le numéro un du SPVG. « Ça peut aussi être contre les forces de l'ordre. »

M. Harel, qui est aussi vice-président de l'Association canadienne des chefs de police, estime que le Québec est mieux outillé que les autorités américaines en matière de déontologie et d'enquête interne en cas de bavure policière. « Notre structure de surveillance, de règlements disciplinaires, de respect des droits, et le Bureau des enquêtes indépendantes qui vient de s'ajouter, donne des résultats. C'est quelque chose que je salue. Il n'y en a pas autant aux États-Unis. »

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