Meurtre de Jagtar Gill: «Mettez-moi en prison»

Bhupinderpal Gill est accusé de meurtre avec préméditation.... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Bhupinderpal Gill est accusé de meurtre avec préméditation.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Confronté à des mensonges et des demi-vérités pendant des heures d'interrogatoire, Bhupinderpal Gill a finalement dit qu'il méritait d'aller en prison, si la police en savait assez sur le meurtre de sa femme.

Bhupinderpal Gill est ce chauffeur d'OC Transpo accusé du meurtre prémédité de sa femme Jagtar Gill, le 29 janvier 2014, à Ottawa. L'amante présumée de l'homme, Gurpreet Ronald, est accusée du même crime et subit un procès conjoint.

La police d'Ottawa avait interrogé l'homme aujourd'hui âgé de 40 ans dans les heures et les jours suivant la découverte du corps de la femme dans la résidence familiale. La victime a été battue à coups de barre de métal et poignardée à plusieurs reprises, alors que son mari était à l'extérieur de la maison.

Selon ce qui transparaît de la preuve de la Couronne, Gurpreet Ronald aurait exécuté la tâche meurtrière, fournissant un alibi à son amant présumé.

« Tu es assis ici et tu me mens au visage », dit le détective Chris Benson, lors de l'interrogatoire de l'homme, le 13 avril 2014. Cet entretien était le troisième avec Bhupinderpal Gill, qui niait avoir touché à sa femme, affirmant l'avoir découverte sans vie à son retour à la maison.

« Chaque fois que je vous donne d'autres éléments d'informations, dit le policier au suspect, vous changez une partie de votre histoire. »

De longs moments de silence ont ponctué cet entretien.

« Si vous croyez en avoir assez pour m'amener en cour, répond finalement Bhupinderpal Gill, mettez-moi en prison si c'est ce que je mérite. »

En fouillant la maison, les policiers avaient découvert une barre de métal ensanglantée. Il l'ont remplacée par une copie conforme, recouverte de sang d'agneau. Une caméra de surveillance placée dans le sous-sol a permis de voir l'homme prendre la barre pour aller s'en débarrasser dans un parc. Cette ruse a été présentée en cour, ces dernières semaines.

« Selon mon karma, lance le suspect au policier, peu importe ce que je dis ou ce que je fais... Ne perdez pas votre temps... »

On voit le détective quitter la salle d'interrogatoire.

Il revient et met un terme à un autre silence, avec les menottes. Le suspect se lève, face à un mur et les mains dans le dos. « M. Gill, vous êtes formellement accusé de meurtre au premier degré. »

Selon les premières informations entendues lors du procès, Bhupinderpal Gill voulait se débarrasser de sa femme, avec qui il a dû s'unir par un mariage arrangé. Il avait avoué à une amie de Gurpreet Ronald qu'il détestait viscéralement sa femme. S'il divorçait, a avancé le détective en discutant avec le suspect, il perdrait ses enfants et payerait une forte pension alimentaire.

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