Voyeurisme: absolution pour l'ex-entraîneur des Griffons

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l'ex-directeur général du Club aquatique de l'Outaouais, Gilbert McDonald, a obtenu une absolution conditionnelle de la cour.

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Coupable de voyeurisme dans le vestiaire de nageuses des Griffons du Cégep de l'Outaouais, l'ex-directeur général du Club aquatique de l'Outaouais, Gilbert McDonald, obtient une absolution conditionnelle de la cour.

L'homme de 49 ans avait installé un cellulaire dans le vestiaire des jeunes athlètes pour les filmer, en janvier 2015. Il a répété ce manège à deux reprises.

Le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec, a octroyé cette absolution conditionnelle, ce qui équivaut à l'absence d'un casier judiciaire.

Cette absolution est conditionnelle à un don de 1000 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), à l'accomplissement de 150 heures de travaux communautaires, et au respect d'une probation de deux ans.

L'avocat de la défense, Me Pierre-Olivier Lemieux, réfute qu'il s'agisse d'une « tape sur les doigts » pour une infraction sérieuse.

Le juge a par ailleurs exprimé sa compréhension envers la victime filmée dans son intimité, mais aussi la volonté de l'ex-entraîneur de se sortir du bourbier.

Cette dernière a fait savoir au tribunal que sa confiance envers les hommes adultes s'était effritée depuis cet incident, et qu'elle avait senti de l'incompréhension de la part de ses coéquipières. Les autres athlètes, selon ses dires, avaient exprimé qu'elle s'était plainte pour un événement mineur.

Le juge Beaulieu a pour sa part rappelé que l'accusé avait un devoir envers ses athlètes qui lui faisaient confiance.

« Je me suis sentie violée dans mon intimité », a-t-elle dit au juge Valmont Beaulieu, cet hiver.

À deux reprises, l'homme de 49 ans a dissimulé un téléphone cellulaire dans le vestiaire des filles, au cégep, afin de les filmer dans leur intimité. Une seule victime a été identifiée. Celle-ci a vu l'appareil et a remarqué qu'il était en mode enregistrement. Elle l'a remis à son entraîneur, ignorant qu'il lui appartenait. M. McDonald aurait indiqué à la jeune athlète qu'il le laisserait à la sécurité.

Lorsque le père de la jeune femme a contacté la sécurité du cégep pour demander ce qui advenait du cellulaire, on lui a répondu qu'il n'y avait pas de cellulaire. 

Gilbert McDonald a rapidement avoué que l'appareil était le sien.

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