Grave accident de parachute: deux causes identifiées

«Le mauvais déploiement des toiles peut être lié... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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«Le mauvais déploiement des toiles peut être lié au pliage du parachute ou à la position du tandem lors du saut», a expliqué Jean-Charles Marengère, inspecteur en santé et sécurité du travail.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Le déploiement du parachute de réserve et la formation des instructeurs en intervention d'urgence sont les deux causes principales ayant mené à un grave accident à l'aéroport de Gatineau, l'été dernier.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé, et de la sécurité du travail (CNEEST) en est venue à cette conclusion, dans son enquête portant sur l'incident survenu le 8 juillet, lorsqu'une instructrice et un amateur ont sauté en tandem, avant de s'écraser au sol.

Ce jour-là, une instructrice de GO Skydive de Gatineau a ouvert sa voilure principale en sautant de l'avion, avant de la libérer, ce qui a automatiquement fait déployer le parachute de réserve.

Les deux parachutistes ont été pris dans une chute en vrille, se sont écrasés au sol et ont subi de graves blessures.

La CNESST affirme que l'entreprise a formé ses employés selon les normes actuelles au pays. C'est pourquoi GO Skydive, qui a fait ce qui était prévu dans les protocoles reconnus, n'a pas reçu de contravention.

« L'instructrice a un souvenir partiel de l'incident, a résumé Jean-Charles Marengère, inspecteur en santé et sécurité du travail. Elle se souvient de la sortie du parachute de réserve, elle a essayé de tirer les commandes, de défaire ce qui pouvait être un noeud dans les cordes. Le tandem est parti en vrille, l'instructrice a tenté de réduire l'effet de spirale et en approchant le sol, et a dit à son passager de lever les jambes pour qu'elle puisse absorber le choc à elle seule. »

La CNESST s'est dite surprise que les formations ne prévoient pas spécifiquement de mesures à adopter en situation où le parachute de réserve fait également défaut. « Il faut prévoir les atterrissages incontrôlés », précise M. Marengère.

Les Forces armées, qui ont collaboré à l'enquête, ont été en mesure d'affirmer que le parachute et les équipements n'étaient pas défectueux avant l'envolée.

« Le mauvais déploiement des toiles peut être lié au pliage du parachute ou à la position du tandem lors du saut, explique M. Marengère. Il peut parfois être impossible de défaire cette torsade dans le parachute. Notre hypothèse est que les suspentes étaient nouées en arrière, à gauche du parachute. »

Tous les équipements de GO Skydive servant au saut en tandem devront être vérifiés par un gréeur certifié.

La CNESST fera parvenir ses conclusions à l'Association canadienne de parachutisme.

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