Élève agressée: des accusations déposées contre un sans-abri

Marc J. Bellfoy, 49 ans, est accusé de... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Marc J. Bellfoy, 49 ans, est accusé de quatre chefs, dont le plus sérieux est tentative de meurtre contre la jeune de 16 ans.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Un sans-abri plutôt tranquille, mais qui avait changé de comportement, ces derniers jours, au Gîte Ami, a été accusé de tentative de meurtre d'une adolescente de 16 ans, à Gatineau.

La police de Gatineau a déposé des accusations contre Marc J. Bellfoy, âgé de 49 ans, pour l'agression armée de l'élève de l'école secondaire de l'Île, mardi, à la sortie des classes, vers 15h30.

Il est accusé de plusieurs chefs, dont le plus sérieux est celui de tentative de meurtre sur la mineure. Le ministère public a ajouté des accusations de voie de fait grave, de voie de fait armé et de bris de conditions de la cour. Il a comparu mercredi après-midi.

Le directeur du Gîte Ami, Luc Villemaire, a confirmé que M. Bellefoy fréquentait l'organisme depuis quelque temps. «Pas du in and out», a-t-il expliqué. «C'était son premier séjour depuis des années, pas de la haute récurrence.»

M. Villemaire confirme que la consommation de drogues touche plusieurs bénéficiaires. À propos de M. Bellfoy, il a parlé d'un homme «qui ne faisait pas de troubles en dedans». Sans être plus précis, il a laissé tombé qu'on avait observé chez le sans-abri «des petits changements, des bizarreries».

M. Villemaire n'a pas voulu s'étendre sur le sujet. «Nous sommes consternés. Et ça pourrait aussi arriver à nos employés.»

Un bénéficiaire du Gite Ami a confié avoir eu maille à partir avec lui, la semaine dernière. Un autre a fait savoir que l'un des problèmes les plus fréquents dans les environs était la consommation de drogues de synthèse, que certains appellent «peanut». Cette drogue, vendue pour presque rien, est populaire dans la rue, cause des ravages, et polarise les problèmes de santé mentale.

Marc J. Bellfoy semble avoir connu ses premiers ennuis judiciaires en 2009, année où son nom apparaît dans les documents du palais de justice de Gatineau. Introductions par effraction, vols, drogue et de nombreux bris de conditions de la cour noircissent son dossier.

«Jusqu'à présent, a précisé le sergent Jean-Paul LeMay de la police de Gatineau, l'enquête tend à démontrer qu'il s'agit d'un crime d'opportunité. C'est-à-dire que la victime ne connaissait pas son agresseur et que celui-ci a profité du fait qu'elle était seule pour attenter à sa vie. L'enquête se poursuit et d'autres accusations pourraient être déposées à l'encontre de cet individu. »

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