Voisinage difficile entre élèves et itinérants

«On ne peut pas faire de lien direct... (Etienne Ranger, LeDroit)

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«On ne peut pas faire de lien direct pour tout de suite [entre le campement et l'agression d'une élève], mais je vous avoue qu'il est difficile de ne pas en faire», a indiqué la présidente de la CSPO, Johanne Légaré.

Etienne Ranger, LeDroit

La présidente de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), Johanne Légaré, estime que les relations de voisinage entre les bénéficiaires du Gîte Ami et les élèves de l'école secondaire de l'Île sont difficiles.

Une de ses élèves, une adolescente de 16 ans, a été agressée au couteau, mardi sur le sentier situé derrière l'école. Le Sentier du ruisseau de la Brasserie, qui longe l'autoroute 50, est emprunté par environ 200 élèves quotidiennement.

La présence accrue d'itinérants cause des frictions avec les jeunes et les membres du personnel de l'école, selon Mme Légaré. La présidente de la commission scolaire soutient avoir déjà averti les autorités municipales à ce sujet.

Des amis de la victime ont confirmé, mardi, que la jeune fille et l'agresseur ne se connaissaient pas. L'adolescente revenait à la maison après l'école. L'attaque au couteau a été faite au hasard. Heureusement dans les circonstances, un passant a défendu l'adolescente et mis fin à l'agression, qui aurait pu devenir un meurtre.

La vie de la victime est aujourd'hui hors de danger. Elle repose à l'hôpital. 

Pas tout le blâme 

Mme Légaré refuse de jeter le blâme sur tous les itinérants du secteur Hull, bien présents autour de l'établissement scolaire.

«Cependant, nous avons connu plusieurs incidents dans la dernière année, dit-elle. Des jeunes ont été pris au collet, des gens qui dorment dans la cage d'escalier dans l'école, des chicanes lors des pauses.»

Lors des deux derniers étés, l'actualité judiciaire a entre autres été marquée par la mise en accusation de Luc Lucien Fournier, un homme qui rôdait dans les parages et qui a perpétré des actes indécents devant des adolescents. Ce dernier fréquentait la rue. Il est aujourd'hui incarcéré et en institution psychiatrique. Cette affaire avait posé un défi pour les autorités scolaires.

De son côté, le directeur du Gîte Ami, Luc Villemaire, veut mettre l'itinérance à l'ordre du jour, jeudi, lors d'une rencontre avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais.

«Faire disparaître le gîte ne fait pas disparaître les itinérants, dit-il. Le corridor (reliant l'école au boulevard Montclair) est reconnu comme étant à risque d'agression. Les parents avaient prévenu la commission scolaire. Ça pourrait se produire proche de la prison ou de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet. Tout réside dans l'encadrement des personnes avec des problèmes de comportement. Comment peut-on se donner les moyens d'encadrer tout ça?

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