Cinq meurtres en 2016: le chef de la police d'Ottawa fait un appel à tous

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Le chef de police d'Ottawa, Charles Bordeleau

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Cinq homicides en deux mois et demi, et trois sur la même rue depuis un an. Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, lance un appel à tous afin de mettre un terme aux campagnes meurtrières reliées au monde de la drogue.

Le croissant Jasmine a été secoué par un troisième meurtre en un an, avec celui de Nooredin Hassan, la semaine dernière. Avant lui, Connor Stevenson et Issaiah Clachar ont été tués dans des histoires de drogue. Le bas âge des trois victimes inquiète les autorités municipales et les résidents.

«Chaque homicide est différent, explique le chef Bordeleau. Mais nous observons une tendance où des jeunes, certains d'entre eux membres de bande, et d'autres impliqués dans des activités criminelles de moindre niveau, se tournent vers une violence extrême pour régler même des différends mineurs. La demande de drogues illicites n'a pas diminué, et de nouveaux trafiquants au détail font leur entrée dans ce milieu à grand risque.»

Le numéro un de la police d'Ottawa a écrit une lettre ouverte, lundi, dans le but de rassurer la population et de faire un appel à tous. Il prend l'exemple de deux quartiers ayant connu leur lot de crimes et d'incidents fâcheux, et qui ont pu améliorer les choses.

«Nous avons connu la violence dans nos communautés par le passé, et nous sommes parvenus à y mettre fin dans des secteurs comme Banff-Ledbury et Vanier. Ce succès fut obtenu par la voie d'une mobilisation de la communauté, une volonté de changement de la part des résidents, et d'un renforcement des relations de confiance avec la police.»

En 2015 et 2016, l'unité des gangs de rue a arrêté près de 100 individus et saisi 85 armes à feu.

Organismes communautaires

La haute direction de la police d'Ottawa a déjà regroupé des organismes communautaires pour lutter contre le fléau.

«Je lance un appel à nos partenaires dans la communauté afin d'oeuvrer ensemble à trouver des solutions à plus long terme pour contrer l'intensification que nous constatons. Ces partenaires comprennent Prévention du crime Ottawa, la Coalition des centres de ressources et de santé communautaire d'Ottawa, le Bureau des services à la jeunesse, la Société John Howard et l'Organisme communautaire des services aux immigrants d'Ottawa.»

M. Bordeleau assure que la surveillance s'est accrue dans les communautés ébranlées.

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