Alertes à la bombe au Québec: la Couronne arrête les procédures

Des élèves de l'école Antoine-Hallé de Grand-Mère, en... (François Gervais, archives Le Nouvelliste)

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Des élèves de l'école Antoine-Hallé de Grand-Mère, en Mauricie, réntègrent leur école après avoir été évacués à la suite d'une fausse alerte à la bombe, en novembre dernier. Plusieurs autres écoles du Québec avaient reçu un courriel de menaces. La Couronne a demandé un arrêt des procédures dans le dossier des quatre adolescents qui avaient été accusés en lien avec ces événements.

François Gervais, archives Le Nouvelliste

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La Sûreté du Québec (SQ) semble avoir de la difficulté à percer les profondeurs du Web pour cerner le ou les auteurs d'alertes à la bombe ayant visé plusieurs établissements scolaires du Québec et de l'Ontario, l'automne dernier.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a arrêté les procédures judiciaires entamées contre eux.

La Couronne en a fait la demande au tribunal de la Jeunesse, vendredi dernier. L'arrêt des procédures a pris effet le même jour, ce qui veut dire que les chefs d'accusation sont en quelque sorte sur la glace pour une période d'un an.

Les quatre jeunes de 16 et 17 ans, des résidents de l'Outaouais, étaient accusés d'avoir lancé des alertes à la bombe dans plus de 70 écoles du Québec, le 3 novembre dernier. On leur reprochait aussi d'avoir envoyé des messages menaçants à des écoles d'Ottawa, et d'avoir répété l'envoi de courriels inquiétants au Cégep Héritage de Gatineau pendant plusieurs jours.

La défense reprochait à la Couronne de manquer de preuves.

«L'arrêt des procédures nous permet de reprendre le dossier au courant de la prochaine année, a précisé le porte-parole du DPCP, Me René Verret. L'enquête continue, et nous prenons cette affaire très au sérieux.»

Les conditions imposées aux adolescents visés sont aussi suspendues. Lors de leur mise en accusation, la cour leur avait entre autres interdit de communiquer entre eux et d'accéder à Internet.

L'avocat de la défense, Me Michel Swanston, n'a pas commenté le dossier mardi.

Dossier délicat

Selon nos informations, le Cégep Héritage a reçu d'autres messages menaçants ces derniers jours.

L'enquête policière serait rendue difficile par l'utilisation du Web profond (Dark Web) par les auteurs de ce qui est, pour l'instant, une série de canulars. Le «Dark Web» est la partie cachée d'Internet, introuvable par les moteurs de recherche conventionnels comme Google ou Yahoo.

Ce modus operandi pourrait en partie expliquer pourquoi il est si difficile pour les autorités de relier les messages à leurs auteurs.

Les jeunes ont été arrêtés par les autorités cet automne, après qu'un groupe autobaptisé «Sceptre rouge» ait fait des menaces auprès d'institutions d'Ottawa, de Gatineau, puis de la province de Québec. Les enquêteurs de la SQ les avaient longuement interrogé.

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