Lise Thibault ira en prison

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L'ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

QUÉBEC - L'ex-lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, devra prendre le chemin des cellules, mais sa peine de 18 mois d'emprisonnement ne sera pas allongée.

Dans une double décision rendue mercredi matin, la Cour d'appel a d'abord rejeté l'appel de Mme Thibault, qui estimait sa peine exagérée. Puis, elle a refusé à la Couronne la permission d'en appeler de cette peine de 18 mois, alors que le ministère public cherchait à la faire allonger à quatre ans de pénitencier.

Lise Thibault reprochait notamment au juge Carol St-Cyr de ne pas avoir considéré la possibilité d'une peine avec sursis à être purgée dans la collectivité, de ne pas avoir considéré le battage médiatique entourant sa cause comme facteur atténuant et de ne pas avoir allégé la peine en fonction de sa mauvaise santé, son handicap et son âge.

Dans une décision de 21 pages rédigée par le juge Jacques Lévesque, les trois juges notent que le tribunal de première instance a privilégié l'incarcération «compte tenu, entre autres, du poste prestigieux» qu'elle occupait, ce qui est, selon eux, conforme aux principes en telle matière.

Le tribunal rejette également l'argument de l'hypermédiatisation, faisant valoir d'une part que l'accusée a toujours cherché à se mettre en évidence lorsqu'elle était en fonction et qu'il n'est donc «pas étonnant» que son dossier ait été suivi avec autant d'attention.

Quant à son état de santé, le tribunal souligne qu'en l'absence de preuve médicale à l'effet contraire, «rien ne permet de croire que cet état requiert des soins particuliers qui ne pourraient lui être prodigués (...) en détention.»

Quant à la demande de permission d'en appeler de la Couronne, la Cour d'appel souligne qu'un tel appel lui demanderait de réexaminer les arguments du juge St-Cyr et d'en tirer une conclusion différente, alors que ce n'est pas là son rôle.Le juge Lévesque rappelle que «le choix de la fourchette de peines (...) relève de la discrétion du juge de première instance» et que la Cour d'appel «ne peut intervenir que si la peine infligée est manifestement non indiquée.»

Dans ces conditions, il en conclut qu'un tel appel serait «clairement voué à l'échec.»

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