Club de pédophiles: 5 des 14 accusés devaient être libérés jeudi

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Au total, 14 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'opération Malaise, lancée il y a un peu moins de deux ans.

Alain Roberge, Archives La Presse

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Cinq des 14 accusés de l'opération policière Malaise portant sur des crimes de pornographie juvénile devaient être libérés jeudi après-midi en attendant leur procès.

Didier Chetelat, 27 ans, David Boucher, 31 ans, Patrick Charbonneau, 36 ans, Dave Turcotte, 36 ans, et Richard Lévesque, 57 ans, le dernier du groupe à avoir été arrêté, le week-end dernier, pouvaient donc quitter le palais de justice de Montréal dès qu'ils avaient signé la longue liste de conditions qu'ils doivent respecter.

En cas de non-respect de ces conditions, ils pourraient devoir attendre la fin de leur procès derrière les barreaux.

La procureure de la Couronne, Cynthia Gyenizse, ne s'est pas opposée à leur remise en liberté car elle affirme qu'ils ont offert des garanties satisfaisantes.

«En matière de crimes commis au moyen d'ordinateur, ils ont des conditions d'interdiction d'accès à l'Internet et également des conditions pour protéger les personnes de moins de 16 ans, qu'ils (les accusés) ne puissent pas être à aucun endroit où pourraient se trouver des mineurs», a expliqué Me Gyenizse relativement aux exigences requises pour la libération.

Parmi la quinzaine de conditions, l'on retrouve ainsi l'obligation pour eux de remettre tous leurs appareils qui permettent un accès à Internet, remettre leur passeport, ne pas aller dans un café Internet, ne pas se rendre dans des endroits où se trouvent des enfants, comme des garderies, des terrains de jeux et des centres communautaires, ne pas occuper un emploi ou se chercher un travail leur permettant d'être en situation d'autorité sur des personnes de moins de 16 ans, ne pas être en présence ou entrer en communication avec des personnes qui s'affichent comme étant des pédophiles, des «boy lover» ou des «girl lover». Ils ne peuvent être en contact avec les coaccusés et une liste de personnes énumérées par la procureure de la Couronne.

Deux accusés ont aussi dû remettre en caution des sommes d'argent. Dave Turcotte a dû déposer 1000$ à la Cour et Didier Chetelat a remis personnellement 1000$ et sa mère 2000$.

Plusieurs accusés ont d'ailleurs indiqué qu'ils allaient vivre chez leurs parents en attendant leur procès.

En ce qui concerne l'accusé Vincent Rodrigue, il a renoncé à son enquête de remise en liberté. Il demeurera ainsi détenu jusqu'à la fin de son procès. Lorsqu'il avait été arrêté, l'homme de 39 ans était déjà incarcéré dans une autre affaire criminelle.

Tous les autres, soit huit hommes, subiront leur enquête pour remise en liberté mardi prochain. La Couronne s'oppose et souhaite qu'ils demeurent en prison pour la suite des procédures.

La majorité des chefs d'accusation ont été portés contre les hommes pour avoir possédé, accédé, transmis, rendu accessible, produit, imprimé ou distribué de la pornographie juvénile. Certains sont aussi accusés d'en avoir conseillé d'autres sur la meilleure façon de commettre des actes criminels, notamment des contacts sexuels sur des mineurs.

La police est toujours à la recherche d'un quinzième suspect. Un mandat d'arrestation a été émis.

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