D'un site de rencontre à un site d'escortes

La femme a été mise en contact avec... (Archives La Presse)

Agrandir

La femme a été mise en contact avec une entreprise de services d'escortes. Après deux jours, on lui a dit qu'elle ne rapportait pas assez.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

D'abord inscrite sur un site de rencontres, une femme de l'Outaouais s'est finalement retrouvée sur un site d'escortes - et avec un proxénète toujours insatisfait.

C'est d'ailleurs au procès de ce présumé souteneur, Jean-Marie Bain, que la femme a entamé son témoignage au palais de justice de Gatineau, mardi. Le prévenu maintient son plaidoyer de non-culpabilité. Le procès doit durer trois jours.

Déjà connu des policiers dans des dossiers reliés aux gangs de rue, Jean-Marie Bain est accusé de proxénétisme, d'extorsion et de non-respect des conditions de la cour. Il n'a pas d'antécédents en matière de proxénétisme.

«Il me faisait peur et m'a déjà dit qu'il avait déjà tué et qu'il était prêt à me mettre une balle dans le cerveau.»

Annie (nom fictif)
la présumée victime

«J'ai rencontré quelqu'un sur Plenty of Fish (N.D.L.R.: un site de rencontres en ligne). Puis cette personne m'a présenté Jean-Marie», a raconté la femme, la voix en sourdine.

Trois mois après la rencontre, Annie (nom fictif) a déménagé chez l'homme après une chicane avec sa mère. Elle a commencé à danser dans les bars de danseuses nues, notamment au Barbarella, à Ottawa. «Il me disait que je ne faisais pas assez d'argent.»

En deux jours, elle aurait fait 40$, de l'argent que M. Bain aurait gardé.

Puis, la femme a été mise en contact avec une entreprise de services d'escortes. Après deux jours, on lui a dit qu'elle ne rapportait pas assez. C'est alors que M. Bain et une autre femme ont pris des photos d'elle pour l'inscrire sur un autre site, Backpage, bien connu pour sa grande offre d'escortes.

Annie croit avoir rapporté environ 2000$ à son ex-souteneur, qui gardait tout pour lui, tout en déboursant pour la nourriture et la chambre. «Je ne pouvais rien m'acheter. Il me faisait peur et m'a déjà dit qu'il avait déjà tué et qu'il était prêt à me mettre une balle dans le cerveau.»

Dans une seule journée, Annie pouvait «servir» 10 clients. Dans la courte période où elle dit avoir été sous son emprise, Annie croit avoir été envoyée chez 40 ou 50 clients.

Un jour, elle a dit à l'accusé qu'elle partait à la recherche de son chien perdu. Elle s'est plutôt rendue dans une station-service et a appelé la police de Gatineau. Le contre-interrogatoire de la présumée victime se poursuit jeudi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer