Agression sexuelle en groupe: d'autres joueurs des Gee Gees auraient regardé

L'Université d'Ottawa allègue, dans sa défense soumise lundi... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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L'Université d'Ottawa allègue, dans sa défense soumise lundi dans un épineux dossier d'agression sexuelle en groupe, que le comportement de ses joueurs a nui à son image.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Au moins trois joueurs de hockey des Gee Gees de l'Université d'Ottawa ont eu une relation sexuelle avec une jeune femme de Thunder Bay pendant que d'autres regardaient ou prenaient part indirectement aux actions posées en février 2013.

Dans sa défense soumise lundi dans un épineux dossier d'agression sexuelle en groupe, l'institution universitaire affirme à son tour que le comportement des joueurs a nui à son image, et que la poursuite contre elle est abusive.

Cette défense a été déposée à la Cour supérieure de l'Ontario, en réponse au recours collectif de 6 millions $ intenté par l'ancien joueur Andrew Creppin. Ce joueur a fait une sortie publique, dans les mois suivant les événements, affirmant que l'institution avait mis toute l'organisation sportive dans le même bateau, et qu'elle nuisait ainsi à la réputation des innocents.

La femme de 21 ans aurait voulu une relation avec un seul joueur, une recrue, alors que l'enquête n'a toujours pas permis de déterminer si cette même femme était d'accord avec tout le reste. Cette affaire est d'ailleurs devant la justice à Thunder Bay. Le capitaine d'alors, David Faucher, et un assistant, Guillaume Donovan, sont accusés d'agression sexuelle.

Plusieurs joueurs auraient eu accès à deux chambres reliées entre elles par une porte. 

L'Université en veut aussi à l'ex-entraîneur Réal Paiement, qui savait ce qui s'était passé au début du mois de février 2013, sans toutefois le rapporter immédiatement à la police ou à la direction.

L'entraîneur n'aurait traité cette affaire qu'à l'interne, et, selon la défense, «imposé une discipline d'équipe» en suspendant quatre joueurs pour la saison.

L'ex-entraîneur, mis au courant de l'affaire le 2 février 2014, n'a fait part de ce qu'il savait seulement le 26 février suivant, lorsque confronté par la direction de l'université.

Sous l'effet de l'alcool

Plusieurs joueurs auraient consommé «de grandes quantités d'alcool», selon l'université. L'un d'eux s'est retrouvé à l'hôpital, et l'initiateur du recours collectif, Andrew Creppin, aurait été de ceux l'ayant accompagné à l'urgence.

Le programme de hockey a été suspendu le 27 février. Le 3 mars, la direction de l'université a déclaré publiquement qu'elle suspendait le programme.

Lors de l'enquête interne de l'université auprès des 26 membres des Gee Gees, 10 personnes ont collaboré, six ont refusé et 10 n'ont pas donné suite aux demandes de rencontre. Le personnel d'entraîneurs a accepté de parler, ainsi qu'une amie de la victime alléguée, et le constable Jean Juneau, de la Gendarmerie royale du Canada.

Toutes ces allégations n'ont pas encore été prouvées en cour, tant dans le dossier criminel que civil.

La direction de l'Université d'Ottawa tente de démontrer qu'elle a adopté un comportement adéquat dans les circonstances, et que les poursuites contre l'institution sont abusives.

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