La police de la MRC des Collines poursuivie

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Les agents de la MRC des Collines ont bloqué l'entrée du garage pendant que l'individu préparait un BBQ et buvait une bière.

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Un résident de Cantley poursuit la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais pour un peu plus de 126 000 $ pour des blessures subies à la suite d'une arrestation qu'il qualifie d'«illégale».

De son côté, le corps policier indique dans sa défense «n'avoir commis aucune faute lors de l'intervention (et que) les dommages réclamés par ce dernier sont grossièrement exagérés».

Les gestes allégués chez les deux parties n'ont pas encore été prouvés en cour.

Le 5 mai 2013, Michael Geres a contacté le Service de police d'Ottawa après avoir vu deux de ses agents mener une opération radar sur la avenue King Edward.

Selon la requête déposée en Cour supérieure, au palais de justice de Gatineau, l'homme «trouvait ridicule» que la vitesse permise était de 30 kilomètres à l'heure, alors que la grande majorité des automobilistes circule à 60 km/h dans ce secteur.

Il a fait part de son mécontentement à la policière à l'autre bout de la ligne, et la conversation s'est transformée en une sorte d'altercation verbale.

L'intensité du propos de M. Geres aurait été telle que la policière s'est sentie menacée. Lorsqu'elle lui en a fait part en demandant s'il s'agissait effectivement de menaces, M. Geres a raccroché.

Cinq minutes après son arrivée à sa résidence de Cantley, l'homme de 56 ans a reçu la visite à des policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, qui avaient reçu l'information des policiers ottaviens.

Les agents de la MRC ont bloqué l'entrée du garage pendant que le propriétaire préparait un BBQ et buvait une bière. Une argumentation s'en est suivie avec les agents, qui ont demandé des renforts.

Les menottes, trop serrées selon le plaignant, lui ont été passées aux poignets avec difficulté, avant qu'il soit placé à l'arrière d'une voiture de patrouille. Selon lui, la police l'a jeté par terre, lui a asséné un coup de matraque au bras droit et l'a fait s'effondrer au sol, face première.

«Il aurait reçu des coups de pieds et (la police aurait) poussé sa tête au sol, pendant 5 minutes», lit-on dans la requête. Conduit à l'hôpital, il aurait été menotté pendant quatre heures, avant d'être relâché sans accusation criminelle.

Pour avoir perdu de la force de préhension et avoir subi des séquelles psychologiques, Michael Geres demande précisément 126 467 $ à la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais.

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