Pizza, saucisse et cannabis ont marqué 2015

Un personnage: Patrick Brazeau (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un personnage: Patrick Brazeau

Un personnage: Patrick Brazeau (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

Agrandir

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Le controversé sénateur a savouré la défaite électorale de celui qui l'avait nommé, Stephen Harper.

Pratiquement au même moment, il a fait un autre gain, celui-là judiciaire. M. Brazeau a obtenu une absolution inconditionnelle, le 28 octobre, pour des accusations de voie de fait et possession simple de cocaïne.

M. Brazeau a été acquitté de l'accusation d'agression sexuelle, et a plaidé coupable aux deux autres accusations.

Le sénateur a toujours un dossier pendant pour la garde et le contrôle d'un véhicule avec les capacités affaiblies, à Gatineau.

Il doit se concentrer sur le printemps 2016, alors qu'il se défendra des allégations de fraude au Sénat, au palais de justice d'Ottawa.

Lorsqu'un journaliste a demandé à M. Brazeau de quelle couleur (politique) il était dorénavant, cet automne, il a répondu: «Peau-rouge, sénateur indépendant première nation».

Un lieu: Boston Pizza

Un personnage: Patrick Brazeau (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 4.0

Agrandir

Etienne Ranger, Archives LeDroit

L'organisation des Olympiques de Gatineau a été dans l'eau chaude, en février, mars et en avril, après que des joueurs aient été pris en flagrant délit avec une femme dans une salle de bain du Boston Pizza du Plateau. 

LeDroit a notamment révélé l'enregistrement audio d'une déposition faite aux policiers, affirmant qu'un joueur faisait le guet devant la salle de bain, alors que ses coéquipiers étaient à l'intérieur avec une femme visiblement intoxiquée.

La femme aurait été consentante, mais ne s'est jamais présentée aux policiers pour offrir sa version des faits.

L'affaire nébuleuse n'a pas débouché sur des accusations criminelles.

Un mot: Saucisse

Un personnage: Patrick Brazeau (Courtoisie) - image 6.0

Agrandir

Courtoisie

En mars 2015, le palais de justice de Gatineau était le théâtre d'une histoire impossible à inventer. 

LeDroit titrait «Pris en sandwich à cause de son chien saucisse» et mettait en page l'un des grands classiques des faits divers de l'année.

Un voleur intoxiqué, Frédérick Huneault, s'est introduit par effraction dans un bureau commercial en défonçant un mur. Son fidèle ami, un chien-saucisse, l'a accompagné dans son crime. Le suspect humain s'est emparé d'un ordinateur et d'un billet de 5$, mais a oublié son complice canin.

De l'aveu même de l'avocat de la défense Jacques Belley, le chien «passait bien dans le trou».

Les autorités n'ont pas enquêté bien longtemps, puisque l'animal portait sa médaille de la SPCA de l'Outaouais. Son propriétaire a été retrouvé en moins de deux.

La nouvelle a été un vif succès sur les médias sociaux.

Un chiffre: 1,30

Un personnage: Patrick Brazeau (Archives, La Presse) - image 8.0

Agrandir

Archives, La Presse

C'est le montant, en dollar, de l'amende imposée à un homme reconnu coupable de possession et de production de 30 plants de cannabis, le 26 novembre dernier, au palais de justice de Gatineau.

Le juge Pierre Chevalier a jeté un pavé dans la marre en imposant l'amende symbolique d'un dollar, plus des frais de 30 cents, à l'accusé Mario Larouche.

Ce dernier avait dit essuyer le refus de médecins pour obtenir de la marijuana thérapeutique. Le juge a dit sur le banc qu'il en avait assez des «lois désuètes et ridicules» sur le cannabis au Canada. Il a de plus salué l'engagement du nouveau gouvernement Trudeau de légaliser la marijuana.

Cette sortie, qui a fait le tour du pays, et même dans certains médias américains, fait encore parler. D'ailleurs, le ministère public en appelle de cette décision.

Une résolution: Protéger les enfants

Un personnage: Patrick Brazeau (123RF) - image 10.0

Agrandir

123RF

Le procès le plus difficile à entendre en 2015 a eu lieu à Ottawa.

Un père, membre de l'équipe de lutte au terrorisme pour la Gendarmerie royale du Canada, est accusé de graves sévices sur son fils de 11 ans. Une histoire qui fait penser à Aurore l'enfant martyre, version xxisiècle.

L'enfant aurait été enchaîné au sous-sol, menotté, brûlé et battu en guise de punition pour avoir «menti» à son père, à l'hiver 2013.

Privé de nourriture, puis filmé afin d'être humilié, il aurait commis le «grave» geste d'aimer les cheveux d'une jeune fille et de lui dire. L'enfant a décrit un morceau de bois avec lequel il était frappé, et un briquet qui lui aurait été collé à la peau des parties intimes.

Son calvaire aurait duré six mois, jusqu'au jour où il a pris la fuite.

Cette histoire révèle plusieurs zones grises dans le système d'éducation et de protection de la jeunesse.

Le procès n'est pas terminé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer