Un Américain acquitté d'avoir incité une étudiante d'Ottawa au suicide

William Melchert-Dinkel, à droite, aux côtés de son... (Chris Houck, Archives AP/Faribault Daily News)

Agrandir

William Melchert-Dinkel, à droite, aux côtés de son avocat Terry Watkins

Chris Houck, Archives AP/Faribault Daily News

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

Faute de preuves suffisantes, la Cour d'appel du Minnesota a cassé le verdict de culpabilité prononcé contre un ex-infirmier d'abord accusé d'avoir poussé au suicide une jeune étudiante de l'Université Carleton de 18 ans.

William Melchert-Dinkel, obsédé par le suicide et la mort, a lui-même admis qu'il encourageait sur Internet des personnes aux idées suicidaires à passer à l'acte. Il se faisait passer pour une femme sur des sites de clavardage consacrés au suicide.

Il avait ainsi conclu un pacte de suicide avec la jeune Nadia Kajouji, une étudiante de l'Université Carleton originaire de Brampton, en Ontario. Melchert-Dinkel lui avait demandé de se pendre devant sa webcaméra, pour qu'il puisse la voir mettre fin à ses jours en direct.

La jeune femme s'est finalement jetée dans les eaux glacées du canal Rideau en 2008.

Melchert-Dinkel a d'abord été accusé d'avoir incité la jeune femme à se suicider, mais le tribunal de première instance a estimé que la poursuite n'avait pu démontrer hors de tout doute son rôle déterminant dans la mort de l'étudiante de l'Université Carleton. Il a été toutefois reconnu coupable d'avoir tenté d'aider la jeune femme à commettre un suicide.

La Cour d'appel annule maintenant le verdict de culpabilité pour cette accusation réduite.

Par contre, dans une autre affaire, elle maintient le verdict de culpabilité pour avoir contribué au suicide de Mark Drybrough, un Britannique de 32 ans. Melchert-Dinkel lui avait indiqué le mode d'emploi détaillé pour se pendre.

Pendant le procès, Melchert-Dinkel a admis qu'il avait participé à des sessions de clavardage sur le suicide avec une vingtaine de personnes, et qu'il avait conclu de faux pactes de suicide avec une dizaine de gens. Il croit que cinq de ces personnes sont passées ensuite à l'acte.

La défense a plaidé que les activités sur Internet sont protégées par la liberté d'expression, que les victimes étaient déjà suicidaires et que les commentaires de Melchert-Dinkel n'ont pas contribué à leur mort.

Cette affaire a donné lieu à une saga judiciaire au Minnesota et les législateurs ont même resserré la loi sur le suicide assisté dans cet État.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer