Aux crochets des femmes qu'il violentait

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Deux femmes disent avoir vécu l'enfer, après avoir succombé au rire charmeur de Marc Mainville.

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Il roulait en BMW et magasinait des bateaux de luxe. Mais il vivait aux crochets de ses conjointes, qu'il violentait. Le procès d'un homme accusé de menaces et de voies de fait s'est ouvert lundi, à Gatineau, avec le témoignage de deux femmes disant avoir vécu l'enfer, après avoir succombé à son rire charmeur.

L'accusé, Marc Mainville, est pointé du doigt par le ministère public dans au moins deux séries d'événements s'étant produits en 2014. L'une d'elle a été saisie par la gorge, fusil sur une tempe.

Une première femme a témoigné lundi matin. «J'étais inscrite sur un site de rencontre, dit-elle. Je cherchais l'amour et un travail. Lui disait avoir une grosse compagnie de construction avec son père et se cherchait une secrétaire.»

Les deux se sont rencontrés. Il était gentil et elle, charmée.

Mais tout n'allait pas rondement. Finalement, M. Mainville, selon la femme, lui demandait toujours de l'argent. Elle apprendra plus tard que sa BMW était au nom d'une ex, qu'il consommait beaucoup de 'speed' et en faisait même le commerce.

«Il n'avait pas de nom (au crédit), donc ce qu'il devait avoir devait être au nom des femmes. Il ne m'a jamais rien acheté, même pas une gomme balloune, même pas un 25 sous. C'est moi qui payais tout. J'ai failli faire faillite.»

Puis la violence et le harcèlement ont pris naissance, et sont devenus de plus en plus concrets. Il l'a un jour forcé à signer un document pour qu'il reçoive une carte de crédit. Lorsque la carte est arrivée - avec son nom et pas celui de son conjoint - elle l'a confronté. C'est alors qu'il a sorti une arme de poing et déclaré: «Je vais te percer comme une passoire.»

«C'était sa phrase préférée», a témoigné la femme.

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Marc Mainville

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La deuxième victime alléguée s'est adressée au tribunal, avec beaucoup de difficulté, puis avec de plus en plus d'aplomb au fil de son audition.

Elle a fréquenté M. Mainville après l'autre femme. Il est d'abord devenu son colocataire, puis son conjoint. Comme la première fois, il était d'abord gentil, puis en deux semaines, la violence a fait surface.

Même type de violence. Les chicanes ont débuté. Lorsqu'elle lui a dit de quitter sa résidence, il l'a agrippée par le bras, puis la gorge, lui plaçant une arme sur la tête. «Il m'a crié 'Je vais te tuer'. J'ai pensé à mon fils. J'étais certaine de mourir.» Cette deuxième femme a aussi payé les factures de cellulaire de monsieur, puisque le téléphone était à son nom. Elle lui payait ses cigarettes et son essence. Elle a rempli sa carte de crédit. Elle a assumé d'autres dépenses, avec celles de son fils et son humble salaire.

«Cela a détruit ma vie, conclut-elle. Je fais des cauchemars toutes les nuits. Je ne fais plus confiance à personne.»

M. Mainville a maintenu son plaidoyer de non-culpabilité. Le procès se poursuit en février.

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