Des détenus confinés à la prison d'Ottawa, faute de gardiens

Le centre de détention Ottawa-Carleton... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le centre de détention Ottawa-Carleton

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Situation peu souhaitable au centre de détention Ottawa-Carleton (CDOC), dimanche, alors que plusieurs sergents ont pris un congé de maladie, laissant à un surintendant-adjoint seul la responsabilité de veiller au bon fonctionnement des opérations. Résultat: la prison était en confinement complet.

Le président du syndicat des officiers du CDOC, Denis Collin, dénonce avec vigueur la situation et affirme craindre pour la sécurité de ses membres. Selon lui, la situation est un exemple du manque de ressources humaines dans le centre de détention. Il croit qu'il faut six sergents en tout temps pour assurer le bon fonctionnement du CDOC.

«On manque déjà de personnel le week-end et la prison est surpeuplée en raison des prisonniers occasionnels. En plus, aucun sergent ne se présente au travail, ça nous place dans une position difficile. C'était déjà une prison dangereuse», explique M. Collin.

Denis Collin soutient également que le confinement est nécessaire dans les circonstances, mais qu'il faut éviter cette situation le plus souvent possible puisqu'elle ne fait qu'augmenter les tensions entre les gardiens et les détenus.

Lors d'un confinement, les prisonniers doivent demeurer dans leur cellule. Les visites sont annulées, autant pour les proches des détenus que pour la plupart des services de soutien.

Les confinements surviennent généralement lorsque les gardiens n'arrivent pas à assurer la sécurité de tous les détenus, pendant une émeute, par exemple. Denis Collin estime qu'en raison du manque de personnel, les confinements se produisent de plus en plus régulièrement.

Le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Yasir Naqvi, n'a toujours pas commenté les événements du CDOC.

Des négos en cours

Par ailleurs, les officiers des services correctionnels doivent poursuivre leurs négociations cette semaine avec le gouvernement ontarien. La semaine dernière, ils ont refusé une offre patronale. Ils demandent de meilleures conditions de travail et des augmentations salariales, notamment pour les nouveaux employés - la plus récente offre du gouvernement proposait un gel salarial de deux ans pour tous les nouveaux officiers.

«Ils font le même travail que les autres, ils prennent les mêmes risques, ils méritent les mêmes conditions», soutient Denis Collin.

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