Poursuite dangereuse: encore quelques jours de prison

Pris d'une crise suicidaire, Kevin Tikivik a tenté... (Image tirée d'une vidéo)

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Pris d'une crise suicidaire, Kevin Tikivik a tenté de semer les policiers. Il devra passer les 43 prochains jours derrière les barreaux.

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Le chauffard qui a provoqué une poursuite policière jusque sur un lac gelé, l'hiver dernier, pourra sortir de prison après le temps des Fêtes.

Voulant se faire abattre par la police lors d'une crise suicidaire, Kevin Tikivik, 33 ans, aurait pu entraîner d'autres automobilistes dans sa folie, le 4 janvier dernier.

M. Tikivik a causé tout un émoi, dans la Municipalité régionale de comté des Collines.

Au volant de sa Mazda, il a emprunté les routes 307 et 366, jusqu'à Val-des-Monts. Les policiers ont été forcés de le suivre dans des conditions périlleuses, sur une route glacée et enneigée, à des vitesses très élevées dans les circonstances. Le conducteur roulait à des vitesses de 70 à 114 km/h dans des zones de 50 à 80 km/h, nettement au-dessus de la limite raisonnable dans ces conditions. Sur la route, il aurait pu causer une douzaine de face-à-face avec d'autres voitures.

Sa course s'est terminée dans un boisé, après avoir emprunté des routes de campagne, puis un sentier de VTT, et abouti sur un lac gelé.

La police se devait de suivre l'individu puisqu'il semblait se diriger chez une femme devant être protégée. Avant de prendre la fuite, il semblait armé d'un couteau.

«Un conducteur averti n'aurait pas pris la route ou aurait circulé bien plus lentement, a affirmé le juge Gaston Paul Langevin, lors du prononcé de la sentence, mardi, au palais de justice de Gatineau. Il voulait être tiré (avant d'entreprendre la poursuite). Les policiers ne l'ont pas tiré et je me demande encore pourquoi. Il aurait pu être tué ou faire des morts.»

Sa cavale s'est déroulée sur plus de 30 kilomètres, pendant 25 minutes, dans les environs de Val-des-Monts.

M. Tikivik a reçu une sentence de 18 mois de détention. En détention préventive depuis son arrestation, il devra passer les 43 prochains jours derrière les barreaux.

Sa détention préventive compte à temps et demi.

Le tribunal a pris en compte le passé trouble de M. Kitivik, et ses origines autochtones. «Le législateur donne aux juges une directive précise les invitant à porter une attention particulière aux circonstances dans lesquelles se trouvent les délinquants autochtones, parce qu'elles sont particulières et différentes de celles dans lesquelles se trouvent les non autochtones», lit-on dans des arrêts de la Cour suprême.

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