Poursuite dans la neige, puis le sentier, le lac et la forêt (en vidéo)

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Les poursuites policières n'ont pas toujours l'air de ces chasses à l'homme «à la O.J. Simpson» diffusées sur les grands réseaux américains. Il peut s'agir, comme cela a été le cas en Outaouais l'hiver dernier, de poursuites à des vitesses relativement basses, sur des routes campagnardes enneigées et glacées.

Kevin Tikivik, 33 ans, est en attente de sa sentence pour conduite dangereuse, au palais de justice de Gatineau. Le 4 janvier 2015, il a été pris en chasse sur les routes 307 et 366, dans la MRC des Collines. Sa cavale s'est déroulée sur plus de 30 kilomètres, dans les environs de Val-des-Monts, jusque sur un lac gelé, puis dans une forêt.

En une heure, il aurait pu provoquer une douzaine de face à face.

LeDroit a obtenu la vidéo de la caméra de bord de l'auto-patrouille de la police de la MRC des Collines, aux trousses de la Mazda conduite par le suspect.

Ce jour de janvier, Kevin Tikivik, en crise, est interpellé par la police. Les agents lui demandent d'immobiliser son véhicule sur le bord de la chaussée.

Sans collaborer, il lance aux policiers: «Je vais vous tirer au visage». Il monte sa vitre d'auto, appuie sur l'accélérateur et tente de semer les agents.

Cette semaine, l'agent Marc Dufour, de la police de la MRC des Collines, a raconté sa mésaventure au juge Gaston Paul Langevin, de la Cour du Québec.

Il a décrit les nombreuses manoeuvres dangereuses du chauffard.

Le fuyard file à des vitesses très élevées pour les conditions routières du moment. De la neige, de la gadoue et du verglas recouvrent la chaussée. Le chauffard effectue une douzaine de dépassements illégaux et très risqués.

Selon la police, le conducteur roule à des vitesses de 70 à 114 km/h dans des zones de 50 à 80 km/h, nettement au-dessus de la limite raisonnable dans ces conditions.

Le suspect circule même sur l'accotement de la voie opposée. Le policier demande l'autorisation de tamponner la Mazda pour mettre un terme à sa course folle.

Pendant la poursuite, la police communique avec la femme qui réside là où l'homme semble se diriger, et l'invite à se mettre à l'abri. La police veut éviter un drame, une crise suicidaire ou l'érection d'une barricade.

Le suspect emprunte des chemins de plus en plus étroits, puis un sentier de VTT enneigé... et un lac gelé.

Il saute de la voiture encore en mouvement et prend la fuite à pied dans la forêt.

Une auto-patrouille s'enlise dans la glace du lac, et l'agent Dufour se met aux trousses du suspect. Selon le policier, le suspect faisait «des manoeuvres dans le but de se faire tirer».

Devant le juge, cette semaine, le détenu de 33 ans, originaire d'Iqaluit, a dressé une analogie entre sa vie et la philosophie enseignée par ses aînés.

«Quand j'étais jeune, on mettait des poissons du lac dans un bassin, on le nourrissait, mais ils finissaient toujours par mourir. On attrapait un jeune canard, on l'aimait, on le nourrissait, mais il mourrait. Les plus vieux disaient: 'sors-le de sa famille, l'animal va se laisser mourir'.»

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