La prison après les Fêtes pour l'ex-employée d'une librairie

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Une ex-employée coupable d'avoir subtilisé 136000$ des caisses de la Librairie Réflexion de Gatineau doit passer douze mois derrière les barreaux, une fois la période des Fêtes terminée.

Vendredi dernier, la directrice de la librairie, Lynne Leach, s'est dite «trahie» par l'accusée, Véronique Périard, en qui elle avait pourtant confiance pendant des mois. L'ex-employée, qui avait un oeil sur les recettes de la journée, a soutiré l'importante somme dans le cadre de ses fonctions de commis-comptable.

Selon l'enquête policière, Mme Périard a commencé par modifier les recettes en inscrivant des montants moindres à la fin de la journée. Elle gardait le montant qu'elle avait soustrait.

Les premiers montants, de quelques dizaines de dollars, sont devenus beaucoup plus importants au fil des mois.

La Couronne et la défense ont convenu d'une proposition commune, que le juge Valmont Beaulieu devrait, selon toute vraisemblance, entériner en janvier.

La femme pourra être avec ses enfants pendant les Fêtes, avant de passer le reste de l'hiver derrière les barreaux.

Dans une brève déclaration au tribunal, Mme Leach a confié se trouver, «encore aujourd'hui, dans une situation de difficultés financières».

Toujours selon la directrice éprouvée, «son acte (de l'accusée) a mis Réflexion en péril».

«Le but d'une peine est non d'avoir un ton de vengeance, a expliqué le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec. Le tribunal comprend la trahison qu'une propriétaire comme vous, une directrice, peut vivre. Mais par la suite, cela a des conséquences. On ne parle pas de 50$, on parle d'une somme élevée. Ce sentiment de trahison, vous avez le droit de l'avoir.»

Mme Leach a dit avoir été forcée de revoir le fonctionnement de la Librairie, incluant la diminution des heures de travail ou le congédiement d'employés.

«Je suis encore, deux ans plus tard, à me battre pour corriger cette situation.»

Les fraudes se sont produites pendant un an et demi.

Mme Périard a aussi plaidé coupable à des accusations de vol et de falsification de document.

Véronique Périard, 36 ans, devra respecter une période de probation de deux ans, à sa sortie du centre de détention. Mme Périard n'a pas d'antécédent judiciaire.

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