Alertes à la bombe: 4 ados accusés en Outaouais

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Pour l'instant, la Couronne a déposé un chef d'accusation lié aux menaces dirigées contre le Cégep Heritage de Gatineau, le 28 octobre.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Quatre jeunes de 16 à 17 ans possiblement reliés au groupe Sceptre Rouge, qui revendique les appels à la bombe de mardi dans plusieurs écoles du Québec, ont été arrêtés et ont comparu mercredi pour un incident s'étant produit à Gatineau la semaine dernière.

Les quatre mineurs - trois garçons et une fille de Wakefield, Chelsea et L'Ange-Gardien - ont comparu en anglais au palais de justice de Gatineau sous un chef de méfait public. Pour le moment, la Couronne a déposé un chef d'accusation relié à des menaces dirigées contre le Cégep Heritage de Gatineau, le 28 octobre.

Cette journée-là, des appels à la bombe ont été faits auprès des trois campus du Cégep de l'Outaouais, ainsi que du collège anglophone Heritage.

Selon nos informations, les adolescents seraient aussi reliés à Sceptre Rouge, le groupe qui réclame plusieurs appels à la bombe dans des établissements scolaires de l'Outaouais et d'Ottawa, la semaine dernière, et plus récemment mardi, à travers la province.

La procureure de la Couronne, Me Nadine Piché a affirmé que «pour l'instant», le ministère public n'était pas en mesure de relier ces événements entre eux, puisque l'enquête policière était toujours en cours. Me Piché a cependant confirmé que les autorités étudiaient toujours la possibilité de relier les jeunes aux autres journées d'appels à la bombe en Outaouais comme ailleurs au Québec.

Les enquêteurs de la SQ ont longuement interrogé les adolescents mercredi. D'ailleurs, le quatrième jeune a dû comparaître au poste de police devant un juge s'étant déplacé, puisque la cour était fermée pour la soirée. Les prévenus doivent comparaître dans les 24 heures suivant leur arrestation.

La Couronne s'est opposée à la remise en liberté des suspects. Leur enquête sur remise en liberté a été fixée à jeudi matin.

Des élèves de nombreuses écoles du Québec ont... (Francois Gervais, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Des élèves de nombreuses écoles du Québec ont dû être évacués mardi après des appels à la bombe.

Francois Gervais, Le Nouvelliste

«Nous ne sommes pas en mesure d'établir pour le moment s'il existe un lien entre ces individus et les menaces diffusées (mardi), mentionné la porte-parole de la SQ, Audrey-Anne Bilodeau. Rappelons que le 28 et le 29 octobre derniers, des établissements scolaires des régions de l'Outaouais et d'Ottawa ont été la cible de menaces similaires à celles qui visaient l'ensemble du territoire québécois le 3 novembre.»

Nos sources maintiennent que ces jeunes ne sont pas étrangers à ce qui s'est produit plus tôt cette semaine à travers le Québec.

À Ottawa et en Outaouais

Par ailleurs, le ministre de la Sécurité publique par intérim Pierre Moreau a déclaré mercredi matin, sur les ondes du 98,5 FM, à l'émission Puisqu'il faut se lever, que «les milieux policiers ne connaissent pas ça (Sceptre Rouge) sinon que la Police provinciale de l'Ontario a reçu le 29 octobre, quelques jours auparavant... La police d'Ottawa et la police de Gatineau ont reçu des menaces similaires portant la mention du groupe Sceptre Rouge.»

Depuis la semaine dernière, des établissements scolaires d'Ottawa et de l'Outaouais ont été les cibles de menaces et d'appels à la bombe.

Mardi, un groupe baptisé «Sceptre Rouge» a rédigé une lettre et l'a envoyée dans 80 écoles du Québec. C'est alors que le phénomène a pris une ampleur provinciale, et que le nom groupe Sceptre Rouge a été lancé sur la place publique.

Truffée de fautes, la lettre de menaces envoyée mardi semble évoquer les appels à la bombe de la semaine dernière en Outaouais et à Ottawa. «Après quelques testes (sic) de réaction dans le coeur du Canada, nous avons planté des bombes [...] à travers le Québec et l'Ontario», lit-on. Un autre passage - à caractère homophobe - semble écorcher la première ministre Kathleen Wynne, ouvertement homosexuelle.

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