La SQ enquête sur les appels à la bombe en province

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La Commission scolaire Western Québec et le Cégep de l'Outaouais ont entre autres été visés par des appels ou courriels menaçants mardi matin, tout comme certains établissements en Ontario.

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La Sûreté du Québec coordonne l'enquête sur les appels à la bombe qui ont déferlé sur la province, mardi.

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Un groupe se présentant sous le nom de «Spectre rouge» aurait envoyé ces lettres menaçantes (voir photo) à plusieurs écoles mardi. 

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La vague semble avoir pris naissance la semaine dernière en Outaouais et à Ottawa, alors que des écoles francophones et anglophones ont été les cibles de menaces. Les policiers n'ont rien trouvé de suspect après avoir fait évacuer les établissements.

Mardi matin, une quarantaine d'établissements scolaires ont fait l'objet de courriels inquiétants.

L'Outaouais, la Mauricie, l'Abitibi-Témiscamingue, le Centre-du-Québec, l'Estrie et la Côte-Nord font partie des régions touchées.

«Il ne semble pas que (les menaces de mardi) ce soit le même modus operandi que la semaine passée (en Outaouais)», a déclaré le sergent Daniel Thibodeau, de la SQ.

Aucune garderie n'a été visée.

En Outaouais, la Commission scolaire Western Québec et le Cégep de l'Outaouais ont été visés.

On ignore toujours  l'auteur de ces messages.

Il s'agirait, cette fois, d'un courriel menaçant.

«La SQ enquête, mais ce sont les corps policiers municipaux qui  font les recherches sur le terrain, précise le sergent Thibodeau. Plusieurs unités d'enquête ont été dépêchées. Ce genre de crime, nous avons les moyens pour remonter à la source et trouver les responsables.»

La SQ ne pouvait pas se prononcer, mardi matin, sur un lien éventuel avec les moyens de pression dans le secteur public.

«C'est une opposition à l'attitude des enseignants», a affirmé le ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, en parlant de ces menaces.

Ces menaces proviendraient d'une seule et même source, soit un collectif autoproclamé opposé à la nature de l'enseignement dispensé.

La direction du Cégep de l'Outaouais, qui a aussi confirmé la réception d'un courriel de menace à la bombe, a confirmé que les lieux étaient sécurisés.

«Les campus Félix-Leclerc et Gabrielle-Roy n'ont pas été évacués, puisque nous sommes présentement en période de journées sans cours, ce qui permettait des fouilles efficaces et sécuritaires. Le campus Louis-Reboul a été évacué et une fois l'endroit sécurisé et fouillé, le lieu a pu être réintégré et les activités régulières ont pu reprendre», a mentionné la direction, par courriel.

« Comme d'autres commissions scolaires du Québec et de l'Ontario, la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais a reçu un message de menaces ce matin», a aussi écrit la commission scolaire ayant plusieurs écoles à Gatineau. Nous tenons à signifier aux parents que nous suivons la situation de près et que nous prendrons toutes les mesures appropriées selon les circonstances. Concernant l'école du Plateau, l'horaire habituel est respecté.»

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