Une ex-employée de la CSPO doit rembourser 50 000$

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Les faits reprochés à Nathalie Lafontaine se sont échelonnés de janvier 2009 à novembre 2012, alors qu'elle travaillait au service de garde de l'école Saint-Paul.

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Une ancienne employée du service de garde de l'école primaire Saint-Paul doit rembourser à la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) une somme de 50 000 $ qu'elle a reconnu avoir dérobée à même les contributions versées par les parents.

Nathalie Lafontaine, qui était responsable du service de garde de l'établissement de la rue Isabelle, dans le secteur Hull, a reconnu, en juin 2014, avoir fraudé la CSPO pour un montant de plus de 5000 $ «par la supercherie, le mensonge ou autre moyen dolosif».

En janvier dernier, elle a été condamnée à une peine avec sursis de deux ans moins un jour, qui sera suivie d'une probation de trois ans. Elle s'est au même moment engagée à payer, toutes les deux semaines, un montant de 200 $ à la CSPO, et à ne pas occuper d'emploi nécessitant un « lien de confiance envers l'argent ». Les remboursements devaient commencer en juillet dernier.

Selon les documents de cour consultés par LeDroit, les faits reprochés à Mme Lafontaine se sont échelonnés de janvier 2009 à novembre 2012, alors qu'elle travaillait au service de garde de l'école Saint-Paul.

Les enregistrements des audiences devant le tribunal ont permis d'apprendre que Nathalie Lafontaine « recevait l'argent des parents, qu'elle encaissait », et que lorsqu'il s'agissait d'argent comptant, « elle annulait le montant qui [avait] été payé après avoir remis la facture aux parents, et gardait l'argent pour elle ».

La CSPO évaluait à environ 78 000 $ les sommes dérobées par Mme Lafontaine, mais cette dernière a reconnu sa culpabilité pour 50 000 $. Le juge Serge Laurin a souligné en cour que puisque la fraude visait un organisme public, «chaque contribuable paie pour cette perte».

La fraude est survenue lors d'une «période très difficile» dans la vie de Mme Lafontaine, a-t-il été expliqué en cour, entre autres parce qu'elle était seule pour s'occuper de ses deux enfants.

Les problèmes financiers se sont accumulés. Nathalie Lafontaine a indiqué qu'au départ, elle remboursait les sommes dérobées, mais n'a pas toujours été en mesure de le faire par la suite. C'est elle-même qui a avoué son crime en allant voir la directrice de l'école, puisqu'«elle ne pouvait plus vivre avec la situation».

«Depuis, madame vit très mal avec les conséquences de son geste [et] vit beaucoup, beaucoup de culpabilité», a précisé en cour son avocate, Me Catherine Barrière Gratton.

Une décision de la Cour du Québec rendue en juillet dernier, à Montréal, a homologué l'ordonnance de dédommagement prononcée en cour criminelle en début d'année. Mme Lafontaine s'est dite prête, au terme des périodes de sursis et de probation, à vendre sa maison si cela est nécessaire pour rembourser la CSPO.

Tout en refusant de commenter ce cas précis, la présidente de la CSPO, Johanne Légaré, a indiqué que des événements de la sorte sont toujours pris au sérieux afin d'améliorer les processus de gestion. «Lorsqu'il y a un signalement d'un comportement inacceptable à la commission scolaire, c'est certain qu'on révise nos pratiques et nos façons de faire, pour s'assurer qu'un écart comme ça ne se reproduise pas, a-t-elle mentionné. [...] Dans n'importe quelle situation où un employé est pris en défaut, c'est certain que c'est toujours étonnant, parce qu'on croit toujours en nos employés, en leur loyauté envers l'organisation, et quand une affaire comme ça arrive, c'est très décevant, mais ça nous permet de réviser nos pratiques.»

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