La première fois a fonctionné, pas la deuxième

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L'agression est survenue sur la rue Garneau en septembre 2012.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Cette fois, l'argument de l'autodéfense n'a pas passé le test.

Un homme qui a déjà été acquitté de meurtre au couteau, en 2008, à Ottawa, vient d'être reconnu coupable d'une agression grave à l'arme blanche survenue dans le Vieux-Hull, quatre ans plus tard. Contrairement au jury du procès pour meurtre, le juge Gaston Paul Langevin n'a pas acheté, jeudi, l'argument de légitime défense de Ricky Hankey, qui a asséné plus d'un coup de couteau dans la tête de sa victime, sur la rue Garneau, le 15 septembre 2012.

M. Hankey, 45 ans, ne connaîtra pas sa sentence avant septembre. Déjà en probation après avoir purgé une peine de neuf mois de détention en Ontario pour voie de fait sur une danseuse du Barbarella's d'Ottawa, sa prochaine sentence risque d'être plus sévère.

Le soir du 15 septembre 2012, M. Hankey a invité des gens chez lui, après les avoir rencontrés dans un bar d'Ottawa. Il a servi de l'alcool à ses convives, et le groupe passait une bonne fin de soirée à écouter de la musique. Vers 3h15, tout le monde est sorti de la résidence «en panique».

Une chicane entourant la propriété d'une simple bouteille d'alcool aurait éclaté, et le résident a mis tout le monde dehors. Un des invités, qui réclamait la propriété de la bouteille, est revenu en donnant des coups de pieds dans la porte.

M. Hankey, selon ce qu'a résumé le juge, lui a ouvert et affirmé en anglais «Tu veux te battre?» ce à quoi l'homme devant lui, - tout de même armé d'un bâton de bois - aurait répondu par la négative.

Ce dernier était ivre et peinait à rester debout.

«C'est ton jour», a ajouté Rickey Hankey, avant de le battre. La victime serait tombée au sol comme une poupée de chiffon.

Dans l'altercation, M. Hankey a asséné des coups de couteau à la tête de sa victime. Il était en train de nettoyer son plancher et ses murs ensanglantés, lorsque les services d'urgence sont arrivés.

Le juge a retenu de cette affaire qu'une vraie légitime défense n'aurait jamais conduit à une telle agression à sens unique.

Encore un couteau

Le nom de M. Hankey a circulé à plusieurs reprises depuis 2008, lorsqu'il a été acquitté du meurtre non prémédité d'un jeune itinérant d'Ottawa, Steven «Cactus» Bériault.

La victime avait été poignardée à plusieurs reprises sous le passage piétonnier près du Centre Rideau, en juin 2006. Le jury avait alors retenu la version de la légitime défense, l'accusé ayant fait l'objet d'insultes à caractère racial et de menaces avec un pitbull.

La victime de 2012 a survécu, contrairement à Steven Bériault. Mais elle a dû réapprendre à lire et parler, souffrant aussi de troubles de la mémoire.

Selon le juge Langevin, le terme d'autodéfense a été utilisé par l'accusé «pour expliquer ce qui est plutôt un excès de colère et des représailles».

«L'accusé n'aurait pu que contacter la police pour que la victime cesse d'agir de la sorte», a-t-il analysé.

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