Deux parachutistes entre la vie et la mort

Le parachute principal des victimes ne se serait... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le parachute principal des victimes ne se serait pas ouvert correctement, selon la police de Gatineau. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l'accident.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Deux parachutistes ont été victimes d'un violent accident, mercredi après-midi, à quelques pas de l'aéroport de Gatineau.

Ils se trouvaient toujours dans un état critique au moment d'écrire ces lignes.

Un homme de 45 ans et son instructrice de 22 ans ont été sérieusement blessés, peu avant 14h, lorsqu'ils effectuaient un saut en tandem. Leur parachute principal ne serait pas ouvert correctement, a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau, Jean-Paul Lemay. La police a ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l'accident.

Après avoir été transportées à l'hôpital de Hull, les deux victimes ont été transférées au centre de traumatologie du campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, en fin d'après-midi, en raison de la gravité de leurs blessures. Leur état de santé était toujours considéré comme critique en fin de soirée mercredi.

Des témoins ont pu apercevoir la scène au loin. C'est le cas de Gilles Lacoursière, qui se trouvait à l'angle des boulevards Maloney et de l'Aéroport. «J'ai vu sept parachutistes dans les airs. Tout à coup, il y en a un avec un parachute blanc qui s'est mis à faire des vrilles. Il descendait vite et je voyais bien que ce n'était pas normal. [...] On dirait qu'il y en avait un autre qui essayait d'aller le secourir dans les airs», a indiqué ce dernier.

Procédures de sécurité respectées

Du côté de la direction de l'entreprise Go Skydive, qui opère à l'aéroport de Gatineau, on assure que les procédures de sécurité et de vérification de l'équipement ont été respectées à la lettre avant le saut. Le copropriétaire de l'école de parachutisme, Daniel Sévigny, a d'ailleurs pris part au saut en groupe qui a mené à l'accident.

Contrairement à certaines informations qui ont circulé mercredi, l'instructrice de 22 ans possède plus de trois années d'expérience auprès de l'entreprise - et non pas une seule -, a précisé M. Sévigny. Elle compte plus de 800 sauts à son actif.

C'est le parachute de secours qui aurait permis d'atténuer l'impact au sol. Un problème serait cependant survenu en fin de parcours. «Nous ne savons pas encore ce qui s'est passé. Le parachute de secours était bien gonflé, mais il y avait un virage dans la voilure de réserve. L'atterrissage ne s'est pas fait en ligne droite, comme c'est le cas normalement», a mentionné M. Sévigny au Droit.

Celui-ci avait encore de la difficulté à s'expliquer la situation mercredi soir. «Ça fait 15 ans que je saute en parachute et c'est la première fois que je vois un accident. C'est un sport qui est dangereux, mais on s'assure de le rendre sécuritaire en suivant nos procédures et en respectant les règles de l'Association canadienne de parachutisme sportif», a affirmé M. Sévigny.

Puisque la dame s'est blessée dans le cadre de son travail, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a ouvert une enquête.

L'école de parachutisme a repris ses opérations vers 19h, mercredi soir, après que la CSST ait effectué une vérification complète de l'équipement.

- Avec Louis-Denis Ébacher

Pas le premier incident du genre

L'accident de parachute survenu mercredi après-midi non loin de l'aéroport de Gatineau est loin d'être la seule histoire du genre à avoir fait les manchettes, ces dernières années, dans la région.

Le 20 mai 2012, un parachutiste de 35 ans, Steve Verner, s'était brutalement écrasé au sol à près de 100 km/h, toujours à l'aéroport de Gatineau, après avoir tenté une manoeuvre spectaculaire en vue d'une compétition. Qualifié de «professionnel» par ses pairs, il comptait près de 1000 sauts à son actif au moment de l'accident.

Il s'est brisé plusieurs vertèbres cervicales et lombaires, en plus de subir une fracture au crâne. Il est devenu tétraplégique à la suite de sa violente chute, ce qui ne l'a pas empêché d'effectuer un autre saut en parachute près de 12 mois jour pour jour après la tragédie.

Toujours en 2012, le 6 juillet cette fois-ci, un parachutiste de 44 ans s'était sérieusement blessé dans la municipalité de Pontiac. L'Ottavien avait été victime d'un foudroyant atterrissage après qu'une bourrasque soit venue jouer les trouble-fête lors de sa descente. Il avait subi plusieurs fractures, mais ses blessures n'avaient pas mis sa vie en péril.

En mars 2008, une jeune Gatinoise de 24 ans, Mia Prebinski, s'était tuée en Floride à l'aube d'une compétition internationale. Lors d'un entraînement dans les environs de Daytona Beach, la parachutiste avait violemment percuté le sol, une chute qui ne lui avait laissé aucune chance. Une mauvaise manoeuvre ou des turbulences avaient été identifiées à l'époque comme des causes potentielles du drame.

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