Noyade à la carrière Morrison

Le lac artificiel de Chelsea, un ancien trou... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le lac artificiel de Chelsea, un ancien trou de carrière, est aujourd'hui utilisé pour des exercices de plongée sous-marine. Une petite plage y est aménagée et exploitée par la famille Morrison.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Un homme de 35 ans d'Ottawa a payé de sa vie après avoir fait la sourde oreille aux gens qui lui criaient de ne pas sauter d'une falaise de 23 mètres (75 pieds), mardi après-midi, à la carrière Morrison de Chelsea.

David Rothwell, 35 ans, y passait du bon temps avec ses amis et sa fille de huit ans.

Le lac artificiel, un ancien trou de carrière, est aujourd'hui utilisé pour des exercices de plongée sous-marine. Une petite plage y est aménagée et exploitée par la famille Morrison. L'endroit est aussi connu pour les sauts à l'élastique de l'entreprise Great Canadian Bungee.

Il y existe un rocher où des personnes à la recherche d'émotions fortes viennent sauter. L'accès à l'endroit est interdit et plusieurs panneaux avisent les visiteurs les plus téméraires.

Malgré tout, M. Rothwell a voulu y monter vers 17h, a expliqué le porte-parole de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, Martin Fournel. «Le propriétaire de la carrière a vu l'homme et l'avait interpellé une première fois, raconte l'agent Fournel. Il a dit : "OK, OK, OK" et a rebroussé chemin.»

Il s'est écoulé quelques minutes, puis l'homme est retourné sur le site interdit accompagné d'un ami. Les autres membres du groupe et la fille du trentenaire ont vu les deux hommes gravir la falaise.

«Un employé de l'entreprise de saut à l'élastique qui naviguait sur le plan d'eau a vu les deux hommes et leur a crié qu'ils ne pouvaient pas se trouver à cet endroit, les sommant de descendre. La soeur du propriétaire a vu la même chose. Et ce dernier a aussi crié, tout en klaxonnant», poursuit le policier.

David Rothwell n'a pas écouté. Il a sauté dans l'eau.

Le jeune père est revenu à la surface sans problème apparent, a nagé quelques instants, mais a sombré pour une raison encore inconnue.

Le corps de la victime n'était pas marqué de blessures externes. Il semble improbable qu'il se soit heurté à la paroi rocheuse en sautant. «Il ne semblait pas en détresse, puis tout d'un coup, il a sombré», selon l'agent Fournel.

La vitesse élevée de la chute combinée au choc de l'eau sur l'organisme pourrait expliquer une forme d'état de choc, mais rien n'est encore confirmé officiellement. «Le coroner a été saisi de l'affaire», a résumé le policier.

Un policier de Montréal qui n'était pas en service a aidé le personnel à retrouver la victime, en utilisant un masque de plongée et une embarcation de l'entreprise.

Les recherches n'ont rien donné, et c'est seulement mercredi matin, vers 7h45, qu'un plongeur volontaire a repêché le corps, entre deux eaux, à une profondeur de 40 pieds.

Le fond du lac artificiel est de 120 pieds.

Il y a eu consommation d'alcool lors de la journée fatidique, mais elle n'aurait pas été excessive, précisent les autorités.

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