Un test polygraphique avant l'embauche des policiers à Gatineau

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Les futurs policiers de Gatineau devront se soumettre au « détecteur de mensonges », d'ici le printemps prochain.

En procédant à un appel d'offres pour l'obtention de services professionnels, la Ville de Gatineau confirme cette tendance qui s'est amorcée à Québec en 2011, dans le cadre d'un projet pilote.

Les examens, précise la Ville, seront utilisés dans le processus de préembauche « afin de détecter d'éventuels problèmes et d'orienter l'enquête de sécurité ».

Gatineau recherche « une firme expérimentée et spécialisée dans l'administration d'examens polygraphiques », peut-on lire dans son appel d'offres.

Des tests de personnalité, des questions sur les emplois passés et les habitudes sur la consommation de drogue ou d'alcool peuvent être posées.

En Outaouais, ni la Sûreté du Québec (SQ) ni la police de la Municipalité régionale de comté des Collines ne procèdent de cette façon pour ses embauches. Même son de cloche du côté de la police d'Ottawa, confirme son porte-parole, Marc Soucy. La Police provinciale de l'Ontario (PPO) fait aussi partie de la majorité qui n'impose pas de tels examens à ses recrues.

Par contre, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) soumet depuis plusieurs années ses aspirants au test polygraphique.

À la fin de 2010, la Ville de Québec a octroyé un contrat de près de 70 000 $ à l'entreprise Le Détecteur de Vérité inc. de Saint-Constant, en Montérégie.

Les tests de polygraphes ont été soumis aux candidats aux postes de policier temporaire. La Ville de Québec disait alors être à la recherche des « meilleurs candidats possibles ».

Dernière cohorte?

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) reçoit environ 400 candidatures par année. De ce nombre, seulement 30 personnes décrocheront un emploi au sein des forces policières de la quatrième ville en importance au Québec.

Une cohorte de recrues vient par ailleurs d'être assermentée à Gatineau. Il pourrait s'agir de la dernière à avoir intégré les rangs du SPVG sans avoir eu à passer par le polygraphe.

La directrice des communications du SPVG, Mariane Leduc, explique qu'il s'agit d'un « outil supplémentaire visant à offrir une piste de réflexion sur les candidats ».

« Les questions peuvent porter sur les habitudes, les comportements et les fréquentations, poursuit Mme Leduc. C'est aussi une façon de ne pas mettre leurs futurs collègues à risque. »

À l'étude depuis 2011

Le SPVG étudie cette question du polygraphe avec son équipe des normes professionnelles depuis quatre ans. Le corps policier gatinois est allé à la rencontre de la GRC et de la police de Québec pour se faire une idée.

L'employeur n'a pas à demander la permission au syndicat - la Fraternité des policiers et policières de Gatineau - pour utiliser le polygraphe dans le processus d'embauche. Selon Mariane Leduc, il s'agit d'un droit de gestion.

La Fraternité et la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec n'ont pas fait connaître leurs réactions, hier, malgré les demandes du Droit.

Avec Le Soleil

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