Le proprio aurait «perdu le contrôle»

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Une forte odeur d'ammoniac, en plus de celle de l'urine et des excréments, se dégage de l'endroit où se trouvaient les bêtes.

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Même celui qui avait la tâche de nourrir et de soigner une quarantaine de chiens vivant dans des conditions insalubres, à Val-des-Monts, avait l'impression que le propriétaire des lieux avait « perdu le contrôle ».

Le bénévole, dont la tâche est d'entretenir le temple bouddhiste Pho Da Son, a expliqué au Droit, lundi, que « le maître » des lieux est aux États-Unis.

Le concierge-bénévole n'a pas voulu s'identifier, non plus. Il s'occupait non seulement des chiens qui s'y trouvaient jusqu'à dimanche, mais aussi d'oiseaux exotiques, toujours présents hier.

Il dit avoir expliqué au propriétaire du temple qu'il fallait remédier à la situation. « Le maître aime beaucoup les oiseaux et les animaux. J'ai essayé de lui expliquer qu'il n'est pas au Vietnam. Ce n'est pas la même chose. »

L'homme s'est entretenu à nouveau avec la police de la Municipalité régionale de comté (MRC) des Collines et un représentant de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l'Outaouais, au lendemain de cette action citoyenne pendant laquelle une quarantaine de chiens ont été sortis des lieux.

Lundi, LeDroit rapportait qu'un groupe de citoyens avait sorti les bêtes vivant dans des conditions insalubres, bien qu'elles semblaient manger et boire convenablement. Les lieux, dont la propreté laisse fortement à désirer, sont envahis par une forte odeur d'ammoniac, contrastant avec le grand terrain du temple, boisé, gazonné et bien entretenu.

Isabelle Morin, qui a pris part à l'action citoyenne de dimanche, a expliqué que son groupe cessait de s'impliquer directement dans cette aventure. Hier, les autorités étudiaient la possibilité de déposer des chefs d'accusation de vol, d'introduction par effraction ou de supposition de personne contre certains d'entre eux. « Cela a pris une tournure dramatique, dit-elle. Ça commence à être poussé quand t'es rendue à dire que tu peux être accusée. Ce n'était même pas un problème de passer (la porte du temple). Le bénévole (de l'endroit) nous a dit qu'on pouvait passer et prendre les chiens. On n'a forcé personne. »

FÉLICITATIONS ET INSULTES

La SPCA de l'Outaouais, qui surveillait l'endroit depuis mercredi, déconseille une telle initiative, et demande que les citoyens préoccupés portent plainte au lieu d'agir de la sorte.

Seul le propriétaire des lieux peut porter plainte, et faire en sorte que des accusations criminelles soient déposées. Même la police de la MRC des Collines tentait de le rejoindre, hier.

Sur la page Facebook « La meute » de l'Outaouais », qui réunit des amants des animaux, les commentaires affluent. « Soit qu'on nous traite de voleurs, soit qu'on nous félicite, observe Mme Miron. Il y a beaucoup de ouï-dire. Sur 40 chiens, je crois qu'une vingtaine est placée. Je pense qu'on a fait un bon travail malgré tout. On ne pouvait pas tolérer ces conditions insalubres. »

RÉACTION DU MAIRE

Le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin, aurait voulu que sa municipalité fasse la manchette pour une autre raison. « Je trouve que ces gens sont passés trop vite sur une propriété privée. C'est malheureux, mais aussi valeureux... »

M. Laurin a dit être en contact avec son service d'urbanisme pour s'assurer que les logements situés dans le même bâtiment sont en bon état et salubres.

Le ministère de la Faune devait se rendre sur les lieux, hier, pour s'assurer que la présence d'animaux exotiques (dont deux paons) dans une cage extérieure est légale.

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