Des histoires qui marquent

Le sergent LeMay était en compagnie du fils... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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Le sergent LeMay était en compagnie du fils de Kelly Morrisseau lors d'une vigile en son honneur en décembre 2006.

Etienne Ranger, archives LeDroit

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Leurs noms ne font plus autant les manchettes aujourd'hui, mais ils ne sont pas oubliés par ceux qui tentent d'honorer leur mémoire. Les noms des femmes autochtones disparues ou assassinées en Outaouais sont toujours dans le coeur de l'entourage de ces victimes, mais aussi dans ceux des policiers qui veulent toujours retrouver leur assassin ou leur ravisseur, année après année.

La région se souvient de deux cas. Celui de Kelly Morrisseau, une prostituée morte au bout de son sang dans un stationnement du parc de la Gatineau, le 10 décembre 2006. Il y a aussi ces deux adolescentes de Kitigan Zibi, Maisy Odjick et Shannon Alexander, disparues le 6 septembre 2008.

Le porte-parole de la police de Gatineau, Jean-Paul LeMay, se souvient très bien de « l'ambiance » qui régnait lorsqu'est survenu le meurtre crapuleux de Kelly Morrisseau. La femme enceinte a été poignardée et son assassin n'a jamais été retrouvé.

Adepte de vélo, le policier « salue » toujours Kelly Morrisseau lorsqu'il circule dans le parc de la Gatineau et passe devant le tristement célèbre stationnement P3 où le corps de la femme a été découvert. « Je fais mes salutations à ma façon. »

Des souvenirs de la victime et des symboles autochtones sont toujours accrochés à un arbre du stationnement.

L'enquête est toujours ouverte, et la police garde espoir de retrouver le meurtrier. « Pour avoir suivi le dossier depuis le début, je sais que l'enquêteur est en contact constant avec la famille. Avec le temps, ça s'atténue, mais il y a encore des courriels qui se font. »

Il y a toujours une lueur d'espoir dans cette sombre enquête. « On connaît la triste vie de Kelly. Elle avait des problèmes de toxicomanie. C'était une prostituée. Son milieu avait le même style de vie. Elle était dans ce milieu-là. Les toxicomanes ou les prostituées peuvent ne pas être intéressés à parler à la police. Mais, après huit ans, des gens ont changé leur mode de vie. Peut-être peuvent-ils être moins craintifs à nous parler aujourd'hui. On est toujours intéressés à les entendre. »

La ligne info meurtre de la police de Gatineau est toujours en service. Le 819-243-2345, poste 6677 peut être composé en toute confidentialité, assure le sergent LeMay.

« Chaque morceau d'information est important. Un petit morceau peut paraître moins important, mais quand le casse-tête est fini, ça prend son importance. »

Le sergent n'a pas senti la communauté autochtone s'éloigner de son service de police, dans ce dossier. Le sergent LeMay se rappelle de la photo du Droit prise lors des funérailles de la victime, le 16 décembre 2006, alors qu'il tenait dans ses bras le bébé de Mme Morrisseau.

« La communauté n'accordait pas d'importance à son style de vie. Les gens ont été touchés par ça. 'Une femme', c'est ce que les gens ont retenu. »

De son côté la Sûreté du Québec est toujours sans nouvelles des deux amies Maisy Odjick et Shannon Alexander. Leur enquête se poursuit.

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