Un entraîneur reconnu coupable d'agression sexuelle

L'entraîneur aurait mis sa main dans la petite... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'entraîneur aurait mis sa main dans la petite culotte d'une adolescente lors d'une évaluation physique en 2011.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un entraîneur a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une adolescente, lors d'une séance d'évaluation physique, en 2011, au Centre sportif de Gatineau.

Salah Bousselmi, bien connu dans le monde du sport amateur et élite d'Ottawa et de Gatineau, a fait savoir son mécontentement de vive voix, lundi, lorsque le juge Valmont Beaulieu l'a déclaré coupable d'agression sexuelle. Son discours a irrité le magistrat.

«On s'entend que vous êtes un humain, vous aussi», a lancé M. Bousselmi en quittant la salle de cour. 

«Monsieur, pas de commentaire», a rétorqué le juge Valmont Beaulieu, en haussant le ton. 

«J'ai le droit de faire des commentaires», a répondu l'accusé en sortant de la salle, pressé par son avocat, Me Gérard Larocque.

En mai 2011, M. Bousselmi, reconnu pour sa compétence et sa personnalité souriante et sympathique, évaluait des athlètes. À la fin de l'exercice, il a demandé à une adolescente qui n'était pas dans ce groupe: «Veux-tu que je t'évalue?» La fille a accepté, intéressée de connaître son niveau physique et son aptitude à progresser vers des niveaux supérieurs. Mais l'évaluation ne s'est pas déroulée comme les autres.

En lui faisant faire des exercices de flexibilité au sol, l'évaluateur aurait mis une main dans sa petite culotte pour ensuite lui faire des attouchements aux parties génitales. La victime a confié aux autorités policières et judiciaires qu'elle trouvait ses agissements plutôt surprenants, mais s'est d'abord convaincue que le professionnel savait ce qu'il faisait.

L'accusé a expliqué au tribunal qu'«il pouvait arriver que la main aille vers l'intérieur de la cuisse» lors d'étirements.

Elle lui a dit que cela lui faisait mal, mais, toujours selon le tribunal, l'entraîneur aurait répondu «c'est pour l'étirement».

«Je ne croyais pas que cet exercice visait cette partie intime», a témoigné l'adolescente, qui a gardé son secret pendant quelques jours avant d'en parler à son entourage. Elle s'est isolée pendant un certain moment. Elle a déposé sa plainte le 3 juillet. 

En contre-interrogatoire, elle a expliqué ne pas avoir cherché à résister, se sentant «figée».

Salah Bousselmi a parlé de sa réputation lors de son procès. Il a entre autres été déclaré «Meilleur entraîneur» en 2009 par le magazine Fitness.

Le juge Beaulieu, devant les témoignages parfois contradictoires, a évoqué le «6e sens» du juge pour établir la culpabilité d'une personne.

«Est-ce que le tribunal croit l'accusé? La réponse est non. Y a-t-il un doute raisonnable? La réponse est non. L'accusé est plus préoccupé à parler de racisme, de ses patrons et de ses heures de bureau. (...) On a voulu détourner l'attention du tribunal, se présenter comme une réelle victime.»

Le tribunal a précisé que l'adolescente, malgré les attouchements, reconnaît la qualité de l'entraîneur. Elle a donné sa version des faits «sans frustration ni colère».

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