Peine de 14 ans pour violence et humiliation

La cour a crédité trois ans de détention... (Archives, LeDroit)

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La cour a crédité trois ans de détention préventive à l'accusé dans cette affaire. Il lui reste, dans les faits, 11 ans à purger, s'il n'obtient pas de libération conditionnelle.

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Humiliation, menaces, enlèvement, séquestration. Pour toutes ces raisons, un Gatinois reconnu comme délinquant dangereux devra purger une peine de 14 ans de pénitencier.

La sentence est tombée la semaine dernière, au palais de justice de Gatineau. L'homme de 49 ans - dont nous tairons l'identité pour protéger celle des victimes - doit payer pour l'enfer qu'il a fait vivre à sa famille, toujours ostracisée, par sa faute.

L'individu a été arrêté en février 2013, après avoir enlevé, menotté, menacé de graves sévices corporels et gardé captive sa conjointe de l'époque pendant 32 heures.

La police de Gatineau a pu mettre la main au collet de ce dangereux personnage après avoir été alertée par une proche de la victime.

L'homme avait capturé la femme et forcé celle-ci à le suivre dans sa voiture, au moment où elle se rendait au travail.

Des chaînes, des menottes, un cadenas, un couteau et un pistolet à air comprimé de style 9 mm ont été saisis chez l'accusé. Ce dernier a passé la plus grande partie de sa vie en prison, entre 2003 et 2011, pour des gestes de nature similaires envers la même personne. Après une « accalmie » à sa sortie de prison, il a renoué avec ses bas instincts.

Les enfants du couple ont écrit au juge Réal Lapointe pour décrire les impacts de cette violence conjugale. Pour les enfants, leur père n'existe pas. Il est la source de leur humiliation et de leurs grandes peurs.

« Les pires scénarios » ont envahi l'esprit d'un des enfants, lorsque leur mère a manqué à l'appel. Au téléphone, leur père leur avait pourtant dit qu'il n'avait rien à voir avec cette disparition.

« Nous avons extrêmement honte de notre père », a écrit un des enfants.

Un autre écrit : « Je me suis fait écoeurer par des gens à l'école. Plusieurs ont vu les reportages aux nouvelles. J'ai dû m'isoler dans une pièce, car leurs insultes m'étaient insupportables. »

Le père voudrait réfléchir à ses propres gestes, en prison. À cela, le juge a répondu : « Ces petites ont été prises à partie et le seront à l'avenir, à cause des gestes ignobles que vous avez commis. »

Le juge Lapointe a accepté la proposition commune de la défense et de la Couronne, la semaine dernière.

Deux évaluations psychiatriques et un plaidoyer de culpabilité plus tard, le Gatinois a été condamné à 14 ans de pénitencier, et à une inscription à la liste des délinquants dangereux. Il ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant la moitié du temps purgé. La cour a crédité trois ans de détention préventive. Il lui reste, dans les faits, 11 ans à purger, s'il n'obtient pas de libération conditionnelle.

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