Meurtre des Votour-Trottier: le présumé dirigeant a couru à sa perte

Ronald Junior Brazeau... (Photo tirée de Facebook)

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En commandant un double meurtre, selon les autorités policières, Ronald Junior Brazeau aurait cultivé son propre malheur, entraînant sa chute et celle de son présumé réseau de trafic de stupéfiants qui régnait dans le secteur Aylmer. C'est ce qui ressort des récents développements de l'enquête de la Sûreté du Québec (SQ) et du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Le 6 janvier 2014, le SPVG a ouvert une enquête sur le meurtre par balle du couple de Travis Votour et d'Amanda Trottier, sur la rue Terrasse Eardley. Le 14 janvier, l'enquête a été confiée à la SQ parce que les circonstances semblaient relever d'une affaire liée au crime organisé.

Pendant 10 mois, les enquêteurs ont tenté de trouver les meurtriers. À partir de novembre 2014, l'enquête conjointe des policiers provinciaux et municipaux les a conduits vers un présumé groupe criminel mené par un certain Ronald Junior Brazeau, 34 ans, de Gatineau, sans antécédents judiciaires.

Bien connu dans le secteur Aylmer, il semblait y faire de bonnes affaires avec le trafic de cannabis, et possiblement d'autres stupéfiants.

Pendant les six mois suivants, la SQ et le SPVG ont accumulé les preuves le reliant non seulement au trafic de drogue, mais aussi aux meurtres.

«L'enquête tend à démontrer que M. Brazeau était la tête dirigeante d'une organisation qui était très active dans le secteur Aylmer, a confirmé le porte-parole de la SQ en Outaouais, Marc Tessier. M. Brazeau aurait commandé l'assassinat des deux victimes. Sonia Vilon, 39 ans, et René Samson-Vonrichter, 24 ans, auraient exécuté le contrat en échange d'une somme d'argent. Le mobile, c'est que, effectivement, ces gens-là auraient volé des stupéfiants qui appartenaient à l'organisation de M. Brazeau.»

Le travail «acharné» des policiers a permis de porter des accusations de meurtre prémédité contre trois personnes, et de trafic de drogue contre six autres.

Éric Boivin, 37 ans, Paul Bastien, 46 ans, et Éric Pierre Lambert (qui célébrait son 35e anniversaire lorsqu'il a été arrêté jeudi) ont comparu vendredi pour des accusations liées à la drogue. Trois autres personnes, deux femmes et un homme déjà détenu, ont été accusées par acte sommaire. Ils comparaîtront à une date ultérieure.

L'enquête Mentir

Les événements se sont bousculés cette semaine, et la tendance pourrait se poursuivre dans les prochains jours.

«C'est possible que d'autres accusations soient déposées contre ces individus-là, mais pour le moment, on parle seulement de trafic de stupéfiants. D'autres accusations pourraient être portées contre tous les individus qui ne sont pas accusés de meurtre au premier degré», poursuit Marc Tessier. «L'enquête sur le meurtre n'est pas terminée, mais tous les gens qui devaient être arrêtés ont été arrêtés.»

Plus de 200 personnes ont été rencontrées dans le cadre de cette enquête baptisée Mentir.

La cellule démantelée n'est pas reliée à une organisation déjà connue. Le réseau était indépendant, croit la SQ.

«Pour faire partie du crime organisé, on n'est pas obligés d'avoir un nom rattaché à notre organisation, explique M. Tessier. Ça faisait partie du crime organisé.»

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