Conduite dangereuse avec les capacités affaiblies

Un chauffeur scolaire coupable

Le conducteur de la fourgonnette transportait trois adolescents... (Étienne Ranger, Ledroit)

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Le conducteur de la fourgonnette transportait trois adolescents vivant avec une déficience intellectuelle.

Étienne Ranger, Ledroit

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Un homme impliqué dans une sortie de route alors qu'il transportait de jeunes autistes dans une fourgonnette scolaire, il y a quatre ans, a été reconnu coupable de conduite dangereuse et de conduite avec les capacités affaiblies, hier, à Gatineau.

Selon les estimations des policiers, Dobroslav Corluka circulait à 91 kilomètres à l'heure dans une zone de 50, dans un virage de la rue Davidson Ouest, à Gatineau. C'est ainsi qu'il a perdu le contrôle de la fourgonnette, le 11 mai 2011, peu avant 15 h 30. M. Corluka travaillait alors pour le compte de la Commission scolaire des Draveurs, depuis près de quatre ans.

Trois adolescents d'environ 15 ans, vivant avec une déficience intellectuelle, étaient passagers du véhicule scolaire. L'un était assis à l'avant et semblait plus agité que les autres.

Selon le témoignage du conducteur, le jeune passager bougeait beaucoup, tentait de toucher le volant ainsi que le levier de vitesse. L'accusé tentait de mettre les mains de son passager sous la ceinture de sécurité afin de limiter ses mouvements.

C'est à une vitesse dépassant de près du double la limite permise que la fourgonnette a quitté la route, défonçant une clôture de bois, traversant une piste cyclable et effectuant plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser, à l'envers, une dizaine de mètres plus bas, dans un ravin.

Des témoins ont entendu « un crissement de pneus assourdissant », et certains résidents des environs ont aperçu la camionnette soulever un épais nuage de poussière à haute vitesse.

Avant de prendre la route, selon ce qui a été entendu en cour, M. Corluka a consommé de l'alcool sans avoir mangé. L'accusé a allégué avoir pris deux verres de Jäger, un alcool fort qu'un ami lui a conseillé pour soulager une gastro. Selon la preuve, son taux d'alcool dépassait toutefois la limite permise. En retirant temporairement le masque à oxygène du conducteur traité par les paramédics, les secouristes ont aussitôt senti l'odeur d'alcool. Les premiers témoins sur la scène ont aussi senti une telle odeur provenant de l'accusé. Les trois passagers, « traumatisés et hystériques » lors de l'arrivée des premiers intervenants, ont subi des blessures mineures, a rappelé la juge Anouk Desaulniers, de la Cour du Québec.

Le conducteur a allégué, dans les minutes suivant l'accident, qu'il avait eu une crevaison, afin d'expliquer ce qui venait de se passer. Les policiers n'ont décelé aucune trace de freinage.

L'avocat de la défense, Romain Goyard, a demandé la rédaction d'un rapport présentenciel avant de plaider sur la peine. Son client n'avait pas d'antécédent avant-hier.

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