Népal: toujours aucune nouvelle d'un Gatinois

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Éric Lauzier était parti en voyage depuis juillet dernier. Il se trouvait au Népal lors du tremblement de terre.

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Alors que deux résidents d'Ottawa portés disparus au Népal ont finalement donné signe de vie, les proches d'un Gatinois de 29 ans sont toujours rongés par l'inquiétude.

La dernière fois que la famille d'Éric Lauzier a eu de ses nouvelles, c'était vendredi. «On est toujours sans nouvelles, laisse tomber Robert Lauzier, le père du jeune homme. Vendredi, il a envoyé un message sur Facebook à son frère, il s'en allait à un genre de rave pour jeunes à environ 45 kilomètres de Katmandou, mais la soirée a été annulée parce que le tremblement de terre est arrivé vers minuit moins quart là-bas. Depuis ce temps-là, on n'a pas eu d'autres messages.»

La famille Lauzier a transmis les informations au ministère des Affaires étrangères, et vit dans l'attente depuis.

Parti le 8 juillet dernier pour un voyage en solitaire, Éric Lauzier a parcouru l'Asie du Sud-est avant de se rendre au Népal. Ses proches ignorent avec qui il se trouvait lorsque le tremblement de terre est survenu. «Les jeunes là-bas se font des contacts, ils font un bout de chemin avec un ami et un autre bout de chemin avec un autre», explique Robert Lauzier, qui tente de continuer ses activités afin de ne pas trop penser aux scénarios possibles.

Des survivants d'Ottawa

Les proches de Sam Caldbick, d'Ottawa, et de Cody Walter, de Sudbury, qui se trouvaient aussi dans le parc national Langtang lorsque le séisme a frappé, ont de leur côté pu pousser un soupir de soulagement après d'interminables heures d'angoisse. «Chers amis, Sam et Cody sont sains et saufs. Ils sont à Thulo Syabru avec plusieurs autres personnes», a annoncé sur sa page Facebook Abha Satyal, la conjointe de Sam Caldbick, aux petites heures du matin dans la nuit de lundi à mardi.

La famille de Faye Kennedy, 32 ans d'Ottawa, ont pour leur part appris lundi midi que la jeune femme était saine et sauve. «Je suis incroyablement chanceuse d'être correcte», a écrit Mme Kennedy dans le premier courriel envoyé à ses proches.

Dans la nuit de lundi à mardi, Faye Kennedy a de nouveau communiqué avec ses proches, les avisant qu'elle se trouvait désormais dans un endroit appelé Tanglewood, près de Thamel. Elle affirme avoir subi des «blessures mineures», a rapporté son beau-frère, Justin Piché. Les deux amis qui accompagnaient la jeune femme sont cependant toujours coincés dans le parc national Langtang. «Où sont les hélicoptères? Où sont les équipements? S'il vous plaît, partagez l'information - les survivants dans le secteur de Langtang souffrent, a écrit Mme Kennedy à ses proches. Quand j'ai été évacuée, il y avait encore d'autres Canadiens, Norvégiens, Espagnols, Allemands, Australiens, Suisses, Italiens, Français et plusieurs Népalais. Il s'agit du village de Langtang, au Népal. Il y a quelques jours, c'était un village animé par des résidents et des touristes, une tonne de maisons de thé autour des résidences. C'est une dévastation totale, il y a des centaines d'étrangers et Népalais décédés et plus d'une centaine de survivants qui attendent encore d'être évacués[...]. Il y a eu six évacuations par hélicoptère, six personnes à la fois. Les hélicoptères n'ont rien apporté aux survivants qui attendent leur tour. Il manque de bois et de nourriture, il n'y a aucun toit et il y a des risques d'hypothermie si les ressources n'arrivent pas bientôt.»

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