Pour un ancien père Noël de centres commerciaux

Trente mois de prison et des « regrets »

Lawrence Doris personnifiait le père Noël... (Archives, LeDroit)

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Lawrence Doris personnifiait le père Noël

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À l'aube de ses 80 ans, un homme qui a déjà joué le rôle du père Noël aux Promenades de l'Outaouais a été condamné à 30 mois de pénitencier, hier, à Gatineau.

Lawrence Doris a plaidé coupable à des accusations d'agression sexuelle sur des enfants remontant aux années 1980 et 2013. L'affaire a fait grand bruit, lors de sa mise en accusation, à cause du rôle de confiance qu'il a déjà occupé dans le centre commercial.

Le septuagénaire aurait posé des gestes sur au moins une de ses victimes, à l'époque où il campait le rôle du père Noël. Ce dernier ne se serait pas servi systématiquement de son statut pour toucher des enfants qu'il ne connaissait pas. Il n'a pas été accusé de ces gestes alors qu'il portait le costume du sympathique barbu.

Le suspect a été à l'emploi du centre commercial - rebaptisé depuis Les Promenades Gatineau - pendant une seule saison.

La Couronne a d'abord porté des accusations concernant une seule victime agressée en 2013. La médiatisation de l'affaire a attiré l'attention de deux autres personnes disant avoir été agressées par le même homme dans les années 1980.

Les 30 mois de détention ont été proposés conjointement par la Couronne et la défense. L'accusé n'avait pas d'antécédent judiciaire.

« Vous avez volé leur enfance, a déclaré le juge Gaston Paul Langevin. Il s'agit d'une sentence 'correcte'. Si vous aviez quelques années de moins, j'aurais parlé de sentence 'clémente'. (Les agressions), c'est constant. Ce n'est pas une seule fois. »

Certains faits se sont produits au lac Beauchamp. Une ordonnance de non-publication empêche de révéler certains détails afin de préserver l'identité des victimes.

En liberté pendant son procès, Lawrence Doris a déclaré avant de prendre le chemin du pénitencier : « Je regrette ce que j'ai fait ».

L'accusé doit s'inscrire au registre des délinquants sexuels, fournir un échantillon d'ADN, et s'abstenir, dans les cinq années suivant sa libération, de fréquenter des parcs et des endroits où peuvent se trouver des jeunes de moins de 16 ans. M. Doris devra aussi éviter des postes de travail et de bénévolat autour desquels gravitent des mineurs.

Les agressions reprochées se sont produites entre 1982 et 2013. Les victimes alléguées connaissent le suspect.

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