Faye Kennedy est saine et sauve, mais d'autres familles de la région sont toujours sans nouvelle

Des pleurs de joie

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Faye Kennedy a envoyé deux courriels à sa famille, hier. - Photo Facebook

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« Je suis incroyablement chanceuse d'être correcte. » Arrivés par courriel deux jours après le puissant tremblement de terre ayant frappé le Népal, ces quelques mots ont mis un terme aux pires craintes qui rongeaient les proches de l'Ottavienne Faye Kennedy, qui se trouvait en expédition dans le parc national Langtang lors du séisme.

Les inquiétudes des proches de Mme Kennedy, 32 ans, ne sont pas toutes estompées pour autant. Après son premier courriel, reçu vers midi, hier, elle en a envoyé un second dans lequel elle affirme avoir été blessée lors du séisme, sans toutefois préciser la nature et la gravité de ses blessures. « Je suis maintenant à Katmandou parce que j'ai été priorisée pour l'hélicoptère puisque j'ai été blessée, mais je suis correcte. »

La jeune femme et deux amis qui l'accompagnaient ont « miraculeusement survécu », a-t-elle écrit à ses proches. En étant évacuée par hélicoptère, Faye Kennedy a dû laisser ses amis - un Norvégien et une Népalaise - derrière elle, entourés « par des centaines de cadavres à Langtang ».

Le beau-frère de Mme Kennedy, Justin Piché, a indiqué qu'elle devrait probablement être évacuée prochainement vers New Delhi, en Inde, en attendant de pouvoir être rapatriée au Canada.

« Je suis confiant qu'on va la voir bientôt, c'est une personne qui est forte, mais on reste quand même anxieux, a indiqué M. Piché. D'après ce qu'elle nous a dit, la situation au parc national Langtang est assez grave, il y a des centaines de gens qui sont là et qui attendent pour être transportés à Katmandou pour être retournés chez eux ensuite. Il y a des gens qui sont là et qui ont besoin d'aide, mais il y a aussi des centaines de gens qui, semble-t-il, sont morts, donc c'est grave, c'est un cauchemar. »

La famille Kennedy attend de connaître les détails des opérations d'évacuation de la part du ministère des Affaires étrangères. « Ils nous ont dit que l'équipe d'aide canadienne arrivait [hier] à Katmandou pour coordonner les efforts avec d'autres pays pour aller chercher leurs citoyens et les évacuer, [...] mais on ne sait pas combien de temps ça va prendre. »

Tout en étant soulagé de savoir que sa belle-soeur a survécu au séisme, Justin Piché pense aux autres personnes ayant été touchées par cette tragédie. « J'espère que les gouvernements à travers le monde et les gens qui peuvent se le permettre vont envoyer de l'argent et des ressources au Népal, a-t-il dit. C'est un pays qui était déjà pauvre, et ils ont besoin de nous, hier, aujourd'hui et dans le futur. »

Des familles dans l'attente

Les proches de Sam Caldbick, d'Ottawa, et de Cody Walter, de Sudbury, qui se trouvaient aussi dans le parc national Langtang lorsque le séisme a frappé, ont aussi pu pousser un soupir de soulagement après d'interminables heures d'angoise."Chers amis, Sam et Cody sont sains et saufs. Ils sont à Thulo Syabru avec plusieurs autres personnes", a annoncé sur sa page Facebook Abha Satyal, la conjointe de Sam Caldbick, aux petites heures du matin dans la nuit de lundi à mardi.

Un Gatinois, Éric Lauzier, manque cependant toujours à l'appel. L'homme de 29 ans a donné signe de vie à ses proches pour la dernière fois vendredi dernier, selon Radio-Canada. Il se trouvait à Katmandou et planifiait y passer quelques jours lorsque la terre s'est mise à trembler dans cette partie du globe.

Avec Guillaume St-Pierre

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