Des délinquants à la GRC

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Une quinzaine de membres civils ou policiers de la GRC ont été interpellés pour usage négligent ou inapproprié du matériel du corps policier, ou un comportement inacceptable, entre février 2011 et février 2014.

David Boily, La Presse

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Pertes de données délicates, harcèlement et utilisation d'ordinateur à des fins peu honorables; la Gendarmerie royale du Canada (GRC) privilégie régulièrement une suspension de salaire pour tout employé qui utilise son matériel et ses banques de données à des fins douteuses ou personnelles.

Dans la région de la capitale nationale, par exemple, un constable de la Division A a été sujet à une suspension de salaire de sept jours, ainsi qu'à une «réprimande», pour avoir utilisé les ressources de la GRC à des fins «inappropriées».

Le 14 février 2013, la police nationale a sévi contre l'employé en lui reprochant le «transfert d'images pornographiques à un ordinateur, [...] l'utilisation d'un ordinateur afin d'accéder à des sites Internet pornographiques et autres sites n'étant pas reliés à ses tâches, la publication d'images d'une tierce personne sans consentement, et le transfert d'images de grossière indécence sur un ordinateur».

Selon un document obtenu par LeDroit, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, au moins 15 autres membres civils ou policiers de la GRC ont été interpellés pour usage négligent ou inapproprié du matériel du corps policier, ou un comportement inacceptable, entre février 2011 et février 2014.

Toujours à Ottawa, cette fois au quartier général, un sergent d'état-major s'est vu imposer une suspension de salaire de dix jours, en plus de l'habituelle mention de «réprimande», en août 2011, pour avoir utilisé un ordinateur de la GRC pour accéder à de la pornographie en ligne, et pour avoir enregistré et envoyé du matériel explicite.

Des sites d'Escorte

En janvier 2014, un sergent du quartier général a été réprimandé et a dû mettre une croix sur cinq jours de salaire parce qu'il a utilisé un ordinateur de la GRC pour consulter des sites reliés à des services d'escorte féminine. Les documents de la GRC précisent que ces visites virtuelles n'étaient pas reliées à des enquêtes en cours ou au travail de policier.

Ailleurs au pays, on note aussi l'utilisation de banques de données, comme celui du Centre d'information de la police canadienne, à des fins douteuses. C'est le cas d'un constable de la division E (Colombie-Britannique), qui a aussi conduit un véhicule de police de «façon téméraire», et qui a reçu une réprimande et une suspension de salaire de sept jours, en février 2011.

L'utilisation des bases de données et la divulgation d'informations jugées sensibles touchent plusieurs divisions, dont celle de l'Ontario, où la GRC a suspendu le salaire d'un employé civil pendant deux jours.

Harcèlement et oubli

En juillet 2013, un caporal de la Colombie-Britannique a dû se plier à une suspension salariale de huit jours, suivre une formation spéciale sur le harcèlement et travailler sous haute supervision pour avoir eu un comportement inquiétant envers une employée sous son autorité, et accédé aux bases de données de la GRC dans un but personnel.

Toujours en Colombie-Britannique, un employé civil a oublié un disque dur dans le SkyTrain de Vancouver, laissant derrière lui d'importantes informations sur la sécurité publique. La GRC indique que cet employé n'avait pas rapporté «correctement» cette perte, en plus d'avoir effacé des fichiers «afin de minimiser son erreur». Toujours selon nos informations, le même employé avait manqué de franchise auprès de son supérieur lorsqu'il a dû s'expliquer. Pour cet incident, la GRC a réprimandé la personne, l'obligeant ensuite à travailler sous haute supervision pendant une période de trois à six mois.

ldebacher@ledroit.com

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