De l'aide pour les victimes de crimes dans la MRC des Collines

Les victimes d'actes criminels de la Municipalité régionale de comté (MRC) des... (Archives, LeDroit)

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Les victimes d'actes criminels de la MRC des Collines-de-l'Outaouais auront un pas de moins à franchir pour recevoir un appui moral et logistique. La police de la MRC et le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) ont signé un protocole par lequel l'organisme devient le premier interlocuteur des personnes éprouvées, après les faits.

La police de la MRC devient le 16e corps de la province à signer une telle entente. Avec la Sûreté du Québec et la police de Gatineau, la région est maintenant desservie à 100 %. Ailleurs au Québec, huit autres protocoles font l'objet de négociations. Gatineau et la SQ ont signé ces protocoles en 2010.

Ce contrat permet aux policiers d'offrir aux victimes, sur le terrain, de confier leurs coordonnées au CAVAC afin de les accompagner dans les processus judiciaires et personnels à venir.

Sorte de «guichet unique» ou de «point de départ» pour les victimes, le CAVAC pourra ainsi contacter les personnes éprouvées afin de les aider à gérer le stress post-traumatiques et les accompagner, une fois la cause rendue au palais de justice.

«Bien des gens abandonnent les démarches judiciaires à cause de la lourdeur du système ou la peur de la réaction des agresseurs», explique Kathlen Dufour, directrice du CAVAC Outaouais.

La signature protocolaire a eu lieu vendredi au poste de police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, en la présence du directeur du service de police, Denis St-Jean, de la ministre de la Justice et députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, et de Mme Dufour.

Le CAVAC dirigera sa clientèle vers les organismes répondant aux besoins spécifiques, au cas par cas. «Nous ne sommes pas là pour dédoubler le travail des autres organismes (comme la Croix-Rouge ou les services de première ligne), rajoute Mme Dufour. Le premier pas, celui de nous appeler, n'était pas toujours fait par les personnes fragilisées.»

«Cette pratique peut influencer la personne à dénoncer, plutôt qu'à ne pas le faire», selon la ministre Vallée.

Environ 5000 personnes reçoivent les services du CAVAC en Outaouais, annuellement.

«Cela vient "sceller" une pratique déjà existante, a précisé le chef St-Jean. On confirme aujourd'hui qu'il y aura un suivi assuré chez les gens déstabilisés.»

Cette signature s'est inscrite dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels.

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