Le père de Miliange espère que «justice soit faite»

Cinq mois après la mort de sa fille,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Cinq mois après la mort de sa fille, Ghislain Guilbeault se dit soulagé de savoir que des accusations ont été portées contre son ex-conjointe. «J'espère que justice soit faite et qu'elle soit enfermée.»

Patrick Woodbury, LeDroit

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Ghislain Guilbeault pleure la mort de sa petite Miliange depuis cinq mois. Le dépôt d'accusations contre son ex-conjointe, mercredi, vient de lui enlever un énorme «poids» de sur les épaules, et il espère maintenant que «justice soit faite» et Martine Soucie «soit enfermée».

Entamée en juillet 2013, la relation entre Ghislain Guilbeault et Martine Soucie a pris fin en janvier 2014. «Après ça, je n'ai eu aucune nouvelle de la grossesse, raconte M. Guilbeault. Je l'ai su dix jours après qu'elle était née.»

Le père est revenu dans le portrait après la naissance, et venait donner un coup de main à son ex, parfois sur une base quotidienne. La dernière fois qu'il a vu Miliange, c'était deux mois avant son décès. Martine Soucie a ensuite déposé une plainte contre lui pour menaces de mort, raconte-t-il.

«Elle s'était sauvée une semaine complète avec la petite, et puis moi j'ai dit à un de mes chums: 'faut pas qu'il arrive quelque chose à ma petite, je vais la tuer.' Mais on parlait juste de même, moi je suis un gars qui parle mal, mais elle l'a su le lendemain et j'ai eu des accusations de menaces de mort. [...] C'est présentement en cour, je n'ai pas eu de nouvelles de mon avocat.»

Ghislain Guilbeault affirme n'avoir jamais remarqué de traces de violence les fois où il a pu prendre soin de Miliange.

Il souligne toutefois que Martine Soucie semblait «épuisée», et que la petite ne «prenait pas bien son lait». «Elle le rejetait ou elle ne buvait pas assez», se rappelle-t-il.

C'est un policier qui a cogné à sa porte, en novembre, pour lui apprendre le décès de Miliange, et ce même si la mère avait semble-t-il déclaré, à l'accouchement, que son bébé était né de père inconnu. En froid avec la famille de l'accusée, il a préféré ne pas se rendre à l'hôpital pour voir la dépouille de son bébé. «Cette famille-là ne m'a même pas appelé pour me dire leur sympathie», déplore-t-il.

Cinq mois plus tard, Ghislain Guilbeault se dit soulagé de savoir que des accusations ont été portées contre son ex-conjointe.

«J'espère que justice soit faite et qu'elle soit enfermée, qu'elle n'aura jamais ses enfants avant qu'ils aient 18 ans, lance-t-il. Elle ne mérite plus d'avoir d'enfants. C'était ça son plus gros bonheur, qu'elle disait, mais j'espère qu'elle ne reverra pas ses enfants pour un bon bout.»

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