Le squatteur qui aimait les chevreuils

L'itinérant préparait une recette psychédélique pour attirer les... (Martin Roy, archives LeDroit)

Agrandir

L'itinérant préparait une recette psychédélique pour attirer les chevreuils au chalet dans lequel il s'était introduit illégalement durant l'hiver.

Martin Roy, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Certains chevreuils du Pontiac ont goûté à une recette psychédélique, cet hiver, alors que le squatteur qui occupait un chalet familial les attirait avec une recette de paille, de poivre et de cannabis.

Éric, un itinérant à la personnalité limite (borderline), a été arrêté par la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, lors de la fin de semaine de Pâques, après avoir passé tout l'hiver dans un chalet du secteur Quyon.

Las d'être hébergé au Gîte Ami, l'amoureux de la nature a fui le monde citadin et les environs du Vieux-Hull pour le calme de la nature pontissoise.

C'était en fait la deuxième fois qu'Éric s'était introduit illégalement dans le chalet. Bien qu'il n'ait pas commis le crime du siècle, il a tout de même mis l'endroit sens dessus dessous et a perpétré une introduction par effraction.

Désirant attirer les chevreuils des environs près de sa résidence temporaire, l'itinérant avait concocté une recette de paille, de poivre et de cannabis pour s'en servir comme leurre. «C'était pour les manger?, a demandé le juge Réal Lapointe, en cour, mardi.

- Non, a répondu Me Richard Legendre, son avocat. Il aime les animaux.»

Le squatteur aime tant les cervidés qu'il partait à l'occasion en forêt à la recherche de panaches de chevreuils tombés lors des mues automnales et printanières.

Les autorités ont trouvé quelques panaches sur les murs du chalet, dont un placé sur le mur, sur lequel le collectionneur avait accroché son sac de feuilles de cannabis.

«Monsieur avait aménagé un lit près du foyer, avec une couverture», a expliqué le procureur de la Couronne, Me François Santerre. Le chalet n'était pas alimenté en électricité et en eau courante.

Un propriétaire voisin, qui connait les occupants légitimes, avait remarqué que le chalet était étrangement occupé.

Me Legendre a rappelé à son client qu'il était bien important de ne pas retourner dans ce chalet à sa sortie du centre de détention.

Le juge Réal Lapointe a accepté la proposition commune du ministère public et de la défense, soit une sentence de quatre mois de détention suivie d'une période de probation de deux ans.

Le magistrat a questionné l'accusé sur le Gîte Ami, qui aurait pu lui venir en aide cet hiver. L'accusé a répondu que le gîte de la rue Morin, dans le secteur Hull, «a des hauts et des bas, et un moment donné, c'était bon». Visiblement, l'homme n'était plus satisfait de son hébergement et a pris la direction du Pontiac, l'automne dernier, avant un hiver particulièrement rigoureux.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer