Des témoins à interroger à l'île Maurice

La minifourgonnette des beaux-parents avait été retrouvée au... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

Agrandir

La minifourgonnette des beaux-parents avait été retrouvée au terrain de golf Rivermead, où le suspect travaillait.

Étienne Ranger, archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Un avocat demande au Procureur général du Québec de défrayer les coûts d'un voyage à l'île Maurice afin d'organiser « une défense pleine et entière » à son client originaire de ce petit pays de l'océan Indien, et accusé de triple meurtre à Gatineau.

Le procès de Shakti Ramsurrun aura lieu en avril, mai et juin 2017. La Couronne lui reproche les meurtres prémédités de la mère de son enfant, Anne-Katherine Powers, ainsi que de la mère et du beau-père de cette dernière, Louise Leboeuf et Claude Lévesque, dans le secteur Aylmer, en 2012.

L'avocat du prévenu, Me Richard Dubé, a fait savoir au juge Marc David, hier, qu'il demandait au Procureur général d'acquitter le montant d'un aller-retour à l'île Maurice afin de rencontrer des témoins potentiels.

Détenu de façon préventive depuis le printemps 2012, Shakti Ramsurrun n'a pas les moyens de payer pour toutes les dépenses inhérentes à sa défense.

Me Dubé explique que l'État doit être en mesure de garantir une défense pleine et entière à l'accusé. L'avocat présentera sa « requête en suspension d'instance » à la Cour supérieure, le 29 juin, à Montréal.

Une première demande lui a récemment été refusée au bureau de l'aide juridique, à St-Jérôme. M. Ramsurrun attend son procès au centre de détention de l'endroit.

Hier, à Gatineau, Me Dubé a expliqué au juge David qu'il devait rencontrer des témoins résidant à l'Île Maurice, qui pourraient mettre en contexte l'état mental dans lequel se trouvait M. Ramsurrun avant les événements de mai 2012.

Le criminaliste veut aborder le « contexte social et le choc culturel », et l'incidence que cela peut avoir sur les faits reprochés.

« Il y a une nécessité de se déplacer à l'île Maurice pour connaître le climat et l'état mental », selon Me Dubé.

Le procureur de la Couronne, Me Sylvain Petitclerc, a répondu qu'il prenait connaissance d'une telle requête pour la première fois de sa carrière. L'avocat de la défense a fait savoir que de telles demandes avaient déjà été faites dans le cadre d'autres procès.

Si la Cour supérieure accepte cette requête, elle ordonnera au Procureur général de payer les coûts de cette mission à l'autre bout de la planète. Brièvement, Me Dubé a fait savoir au tribunal, hier, qu'environ 12 000 $ étaient à l'enjeu.

Les victimes ont été tuées dans le domicile familial en mai 2012 par ce que la police de Gatineau a qualifié à l'époque d'« arme tranchante ».

M. Ramsurrun aurait commis l'irréparable parce qu'il n'acceptait pas la récente séparation demandée par sa conjointe, avait-on appris.

La minifourgonnette des beaux-parents avait été retrouvée au terrain de golf Rivermead, où le suspect travaillait.

M. Ramsurrun avait avec lui l'enfant de son union avec Mme Powers. Celui-ci avait été retrouvé sain et sauf.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer