Un radiologiste gatinois radié pour deux ans

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La plainte alléguait que le médecin avait transgressé «les limites de la relation thérapeutique en permettant que s'établisse au domicile de sa patiente une relation intime allant jusqu'à des relations sexuelles.»

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La sanction vient de tomber dans le dossier du radiologiste au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG), Dr Walif Chbeir, visé par une plainte pour « inconduite de nature sexuelle envers une patiente avec relations sexuelles complètes ».

Le conseil de discipline du Collège des médecins du Québec sévit en lui imposant une radiation temporaire de deux ans et une amende de 3 000 $.

La décision, détaillée dans un document de 37 pages, a été rendue vendredi dernier par le conseil, dont les membres sont Me François D. Samson ainsi que les docteurs Jacques Bouchard et Robert Girard.

Le médecin spécialiste, qui avait reconnu sa culpabilité lors de l'amorce des auditions il y a deux ans, se voit donc privé de son droit de pratique jusqu'au 10 avril 2017. Il a été embauché par le CSSSG en 2005.

Rappelons que le principal intéressé a reconnu ne pas avoir eu, tel que le mentionne le document, « une conduite irréprochable » à l'endroit d'une patiente qui s'était présentée à l'hôpital pour une arthrographie et un arthroscanner de son épaule, en décembre 2010.

La plainte alléguait que le médecin avait transgressé « les limites de la relation thérapeutique en permettant que s'établisse au domicile de sa patiente une relation intime allant jusqu'à des relations sexuelles complètes ».

La femme, dont une ordonnance de non-publication interdit l'identification, a allégué avoir été violée par Dr Chbeir lorsqu'il s'est rendu chez elle pour une consultation médicale mais aucune accusation criminelle n'a été déposée contre ce dernier.

Les événements se seraient produits lorsque le radiologiste s'apprêtait à examiner le bras de la dame dans son lit. Il aurait alors mis de la pression sur son épaule et lui aurait fait des attouchements aux seins. La patiente a tenté de la repousser mais en raison de sa douleur, elle n'a pu le faire. Une relation sexuelle s'en est suivie. Le médecin aurait aussi proposé, en vain, d'avoir du sexe oral et anal avec elle.

L'homme, qui l'aurait ensuite contacté pour s'excuser, est revenu au domicile de la patiente plusieurs semaines plus tard. Il aurait alors tenté de passer à l'acte de nouveau, mais des policiers sont intervenus à ce moment. La femme s'était confiée à quelqu'un et avait prévenu les autorités, qui ne l'ont toutefois pas arrêté.

Dr Chbeir, qui n'a pas d'antécédents judiciaires, soutient que la relation sexuelle était consentante.

Le conseil de discipline considère que sa décision constitue une sanction « juste, équitable et appropriée dans le contexte fort particulier de cette malheureuse affaire ».

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