Marc Jémus devra payer 240000$ à l'AMF

Marc Jémus... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Marc Jémus

Martin Roy, Archives LeDroit

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Membre du trio qui se surnommait le Power Team, arrêté pour des fraudes totalisant plusieurs millions de dollars, l'homme d'affaires gatinois Marc Jémus devra payer des amendes totalisant 240000$ à l'Autorité des marchés financiers (AMF).

L'accusé a été reconnu coupable en octobre dernier de 28 chefs d'infractions aux lois sur le courtage des valeurs mobilières.

M. Jémus fait aussi face à des accusations au criminel, à la Cour du Québec, et est visé par un recours collectif de 10 millions, en Cour supérieure.

Mercredi, la juge de paix Christine Auger a prononcé la peine dans le dossier de l'AMF. M. Jémus, qui a 12 mois pour payer, gagne aujourd'hui à peine 20000$, selon ce qui a été entendu devant le tribunal.

Il pourrait éventuellement rembourser en effectuant des travaux compensatoires.

La juge a souligné que M. Jémus était «le maillon principal» d'un projet illégal dans lequel il a, avec ses deux complices, François Roy et Robert Primeau, soutiré des centaines de milliers de dollars à de petits investisseurs.

Le groupe proposait des taux d'intérêt très élevés sur des investissements immobiliers. Les victimes ont perdu leurs économies.

Depuis sa mise en accusation, Marc Jémus a déclaré faillite.

En prenant en compte les facteurs aggravants, la juge a imposé le triple de l'amende minimale prévue à la loi.

M. Jémus a floué 36 victimes ayant investi dans des compagnies telles que Primeforce et Pension positive, au début des années 2000.

«Le préjudice causé aux investisseurs et les avantages tirés de l'infraction varient selon chaque cas, explique la juge, dans sa décision. Il comprend la perte du REER, des cotisations et pénalités fiscales, des conséquences sur la santé physique et psychologique, des divorces et stress sur les relations de couple et angoisse de la perte d'un revenu pour assurer une retraite adéquate.»

Toujours selon le tribunal, rien dans la preuve ne suggère que Marc Jémus a utilisé «directement» les sommes investies, «mais il faisait son argent sur la vente d'assurance-vie et invalidité qui accompagnait les hypothèques contractées lors de l'achat immobilier».

M. Jémus, précise la juge, a fait de l'abus de confiance et avait la ferme intention de faire fonctionner le stratagème mis en place par lui et ses deux complices. «Il est au premier plan de la structure, dès mai 2001.»

Enfin, la magistrate considère que, bien qu'il y ait peu de facteurs atténuants, M. Jémus a lui-même mis fin à la structure qu'il a montée avec MM. Roy et Primeau lorsqu'il a constaté que Robert Primeau ne remplissait plus ses promesses de renflouer les comptes clients, alors qu'il mettait sous séquestre les entreprises de ce dernier dans le but de récupérer les fonds manquants.

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